rose-morte tome-2-trois-epinesQuatrième de couverture

France, fin du XVIIIe siècle.

Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.

Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...

 

 

Date de publication: 09/05/2013
Nombre de pages: 448
Prix: 19.90€
 


 
 Mon avis : 10/5 Qu'y a-t-il au-delà du "coup de foudre" ?6 coup de coeur 5 sur 56 coup de coeur 5 sur 56 coup de coeur 5 sur 56 coup de coeur 5 sur 5 (je vous promets que ce billet n'est en aucun cas monnayé par l'auteure du livre, même si vous allez sûrement être tentés de le penser !! looooooooool)
 
 
En début d'année, je découvrais Rose Morte (Tome 1) - La floraison et je vous annonçais déjà plus qu'un "coup de cœur", un véritable coup de foudre pour Céline Landressie et sa plume aussi délicate qu'un souffle de printemps. (oui, cette chronique s'annonce déjà bourrée de tous les superlatifs et métaphores possibles et imaginables)
J'attendais impatiemment ce tome 2, avec une légère appréhension néanmoins. J'avais un peu peur que l'effet "excellente surprise" qu'avait constitué le tome 1 passé, la suite m'emballe un peu moins. Eh bien, dieu seul sait suffisamment lire dans mon cœur (et je dis ça en étant totalement athée, c'est dire si je ne trouve pas d'image plus parlante) pour comprendre à quel point je ne pouvais pas plus me tromper. Ce tome 2 a achevé de me rendre complètement folle de cette saga. Il l'a même propulsée directement en première place dans mon top personnel. J'ai refermé ce livre en ressentant une peine sincère. J'avais envie de pleurer. Pas que la fin soit spécialement triste, mais quitter mes personnages chéris d'amour et le monde de Rose Morte me fut particulièrement difficile. Une boule dans la gorge et les larmes au bord des cils rien que de vous dire sur la page Facebook que j'avais terminé ma lecture. Incroyable ce que peut nous faire ressentir un livre...
Mais qu'y a-t-il au-delà du coup de foudre ? Aucun mot ne permettrait de vous montrer à quel point j'ai aimé ce tome 2, même encore plus que le tome 1 si cela était encore possible. C'est ce qui me chagrine au moment où je dois vous parler de ce second opus. J'ai peur, tellement peur de ne pas trouver les mots qui vont vous exprimer à quel point je suis "in love" de la plume de Céline, de ses personnages et de son univers. Il FAUT absolument qu'une fois ma chronique lue, vous n'ayez qu'une envie, vous jeter sur cette saga comme la misère sur le monde ! Je veux que vous la lisiez, je veux que vous l'aimiez autant que je l'aime, je veux qu'on parle d'elle, je veux qu'elle se fasse remarquer par une maison d'édition internationale pour être lue  partout dans le monde, je veux... Putain, elle le mérite tellement, si vous saviez !
 
 
Alors, quoi qu'est-ce au sujet de ce tome 2 ?
Moins bien ? Certainement pas ! Mieux ? Je suis tentée de le dire mais est-ce possible tant j'avais déjà été soufflée par la qualité du tome 1 ?
A vrai dire, je n'ai pas le moindre petit point négatif à donner. (Il me semble que pour le T1, en cherchant bien, j'avais réussi à en trouver un : la longueur des chapitres. Ben là, même pas. Certes ce sont toujours de très longs chapitres, mais je n'en ai eu que faire, tout le reste a réussi sans aucun souci à me faire m'en fiche complètement :P )
Par où commencer ?
 
- La plume de Céline Landressie : du pur caviar. (bon je n'aime pas le caviar, mais c'est l'image quoi.)
Élégante, raffinée, délicate, recherchée. Elle coule sous nos yeux, en étant pourtant trèèèès loin (on ne pourrait pas être plus loin à vrai dire) de la simplicité du style (assez pauvre) de la Young-Adult que je lis généralement (en tout cas, ces temps-ci). Céline a un style incroyable. Aussi précieux que l'époque quelle décrit, aussi soyeux que les robes chatoyantes et merveilleuses de Rose dans son XVIIIè siècle. Un vocabulaire d'une richesse extrême nous immerge totalement dans l'univers du livre, dans l'époque historique, dans la bourgeoisie pleine de grâce, dans les richesses de l'ensemble... C'est... incroyable. Et assez indescriptible finalement. Comment vous faire comprendre que vous n'allez pas juste "lire un livre" mais plonger totalement et de tout votre cœur dans la tête de l'auteur et de tout ce qu'elle a crée pour vous ?
Céline a un talent fou. Qu'il s'agisse des descriptions de "décors", de sa façon de parler de ses personnages, de son INCROYABLE don pour faire passer les émotions qu'ils ressentent, de son talent inné pour vous faire vivre une scène de bataille, une scène de sexe, une scène d'amour, sans jamais rien édulcorer, sans jamais rien censurer, tout en n'utilisant que les mots PARFAITS pour vous faire vivre tout ça comme si vous y étiez, sa plume parvient à relever l'incroyable défi de s'imposer à nos cerveaux pourtant de moins en moins habitués à être sollicités par nos lectures dans la littérature d'aujourd'hui, tout en se faisant totalement oublier. Les scènes se déroulent sous nos yeux comme un film, avec une aisance, une facilité et un réalisme incroyables.
Une qualité littéraire absolument parfaite.
 
- Les personnages : Alors, là... Tous... Tous m'ont charmée au-delà du descriptible. J'ai été Rose pendant deux tomes. J'ai vécu intensément tout ce qu'elle a vécu, ressenti tout ce qu'elle a ressenti, aimé et détesté tout ce qui lui tenait à cœur. J'ai craqué pour Artus de Janlys dès les premières lignes, et l'ai soutenu envers et contre tous (oui car lors de la Lecture Commune des tomes 1 et 2, les avis sur ce personnage divergeaient, mais je n'ai jamais cessé de penser qu'il était le plus grand, le plus fort, le plus beau, le plus miam miam, tout ça... Ai-je eu tort ou raison de me montrer aussi butée ? Vous ne le saurez qu'en lisant cette saga à votre tour ! :D ). Adelphe de Janlys, son frère, me plaisait depuis le début également, mais d'une manière plus platonique, j'avais de la tendresse pour lui... (quand Artus m'aurait fait baisser ma culotte d'un seul regard, il faut bien le dire ! lol). Le prince Vassili, quant à lui, m'a charmée par son attachement à Rose, sa loyauté et sa grande beauté.
Chacun des personnages de Rose Morte est un petit trésor de développement. Ils sont tous savamment construits, leur histoire est passionnante, et leurs relations incroyablement décrites. Comment fait l'auteure pour nous mettre aussi aisément dans la tête de chacun, alors qu'aucun n'est le narrateur ? Ce livre, écrit à la troisième personne, ne se focalise pas sur les sentiments et pensées de l'un d'entre eux, mais de tous à la fois, et nous sommes tour à tour un vampire affamé, une comtesse délicate, un noble aux grandes responsabilités (qui impliquent de grands pouvoirs) (ref super héros inside !) et nous voguons de l'un à l'autre avec une facilité et une passion déconcertante.
Les vampires de Céline sont des êtres incroyablement proches du mythe originel, raffinés, parfois bestiaux pourtant, ils peuvent être cruels et sauvages, ou délicats et retenus, ils sont complexes, mystérieux, ténébreux, magnifiques. Ils ont des pouvoirs qui leur sont propres, propres à leur clan ou particuliers à eux seuls, une hiérarchie compliquée, un historique passionnant. Je suis complètement raide de tous ces personnages. Aucun n'est laissé de côté.
D'ailleurs dans ce tome, un secret plane autour d'Adelphe (qui passait plus ou moins au second plan dans le premier opus), qu'on n'aurait pas soupçonné dans le premier tome, et qui se développe ici, sans être clairement éventé. Des indices disséminés dans le récit nous laissent à penser que... Ah non ! Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous vendre la mèche ! Trouver de nouveaux indices pour étayer la thèse qui se dessine au fil des chapitres est un tel plaisir, je ne saurais vous en priver !
 
- L'intrigue : Incroyable ! Une intrigue suffisamment construite et approfondie pour nous tenir en haleine deux tomes durant (et pendant encore quelques autres tomes, ça j'en suis absolument convaincue), sans perdre un instant de son intérêt, et même avec un certain renouvellement. De nouveaux éléments apparaissent, chaque tome se focalisant à la fois sur une époque différente, mais aussi sur une partie de l'intrigue différente. Dans le tome 1, c'était la mise en place, la découverte de Rose, de son univers, de la période, de l'histoire des vampires, de sa transformation, de sa relation avec Artus... Le second tome met l'accent, deux siècles plus tard, sur une Rose transformée, plus du tout la jeune fille du début, qui a appris à faire avec ce qu'elle est devenue, qui s'est développée, qui a mûri, ainsi que sur une prodigieuse "guerre des clans vampires" qui se dessine au fil du livre pour atteindre un paroxysme, qui, j'en suis sûre, sera pourtant clairement dépassé dans le tome suivant. Les relations entre les personnages se décousent, se reconstruisent, se développent, se complexifient. Comme dans la vie, rien n'est simple, et la relation humaine (enfin, vampire pour le coup) est parfaitement contée. C'est juste un pur régal. Comme d'habitude, je ne vous raconterai pas grand chose de l'intrigue, vous y êtes parfaitement coutumiers si vous me lisez régulièrement, et ce sera d'autant plus le cas avec Rose Morte, car le plaisir de la découverte au fil des pages est si prenant et si intense, je m'en voudrais de vous l'ôter bêtement.
 
- La couverture : N'est-elle pas tout bonnement somptueuse ? Magali Villeneuve a réalisé là un travail incroyable. Quelle beauté, quelle richesse dans l'illustration, quelle merveille ! Elle est au moins aussi superbe que la couverture du tome 1 qui était déjà l'un des plus beaux trésors dans ma bibliothèque. A la fois sombres et lumineuses, ces couvertures sont des merveilles à caresser, à admirer sans lassitude, à aimer, tout simplement.
Regardez, hier, dans la voiture, un rayon de soleil est tombé sur mon livre, et le personnage illustré s'est soudain trouvé doté de l'éclat dont il est privé dans l'histoire (ben voui, c'est un vampire, le soleil, il n'aime pas trop ça ! lol) et qui me l'a fait découvrir sous un "jour" nouveau (matez le jeu de mots lol) en accentuant la luminosité que Magali Villeneuve lui avait accordée.

C'est là aussi que réside toute la beauté de cette couverture, l'admirer à différents moments de la journée ne vous donne pas du tout la même impression. Hier, sous le soleil, le personnage m'a paru à la fois lumineux, éclatant de charisme, le cœur ouvert, mais avec tout de même un lourd tribu à porter (son visage reste dans l'ombre).
En revanche, lorsque je la regarde de nuit, à la lumière artificielle, toute la noirceur des vampires transpire de l'image, la couverture devient sombre, presque effrayante.
Les deux couvertures de Rose Morte font pour moi partie des plus réussies au monde (et je suis TRÈS difficile, esthétiquement parlant !)
 
 
 
Voilà, je crois que si, avec tout ça, vous n'avez pas encore compris à quel point je suis RAIDE de cette saga, c'est que vous le faites exprès (^^). Mon vœu le plus cher, là maintenant, tout de suite, c'est que tout le monde la découvre, la lise, et l'aime autant que moi. J'aimerais tant que tout le monde ait la chance de pouvoir ressentir la même passion, le même amour que j'ai eu moi pour l'ensemble, et que Céline transmet avec tellement, tellement de brio...
Lisez-le, je vous en supplie, lisez-le. Ne laissez pas ce roman magnifique de côté, lisez-le et faites le connaître.
 

Cali

PS : ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune. Voici les différents avis de mes copines de lecture sur ce second tome de Rose Morte :
 -Justine chez Lire une passion
- Mélusine chez Ma Bouquinerie
- Dame Méli chez Bazar de la Littérature