la mort d'une princesseRésumé


Alors qu'elle s'attend à une demande en mariage, Sarah, pétillante trentenaire, tombe de haut lorsque son amoureux lui annonce qu'il la quitte. Profondément blessée par cette trahison, elle fait un choix radical : renoncer à l'amour et se jeter à corps perdu dans son agence de relations publiques. Sept ans plus tard, Sarah enchaîne les succès professionnels et assume son célibat qui la protège d'une nouvelle désillusion amoureuse. 
Mais est-il si simple de renoncer à l'amour ? Le prince charmant n'est pas toujours celui qu'on croit...

 



Date de parution : 04/05/2017 
Editeur : Michel Lafon 
Format : Grand Format 
Présentation : Broché
Nb de pages : 332

 

 

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

Ce livre peut en cacher un autre...

Cette histoire démarre comme une chick-lit. Je me suis d'ailleurs dit "génial, c'est tout à fait ce dont j'ai besoin en ce moment. Une histoire de fille, pleine d'humour, toute fraîche et qui va me mettre la pêche."

Toutefois, en cours de lecture, on a le loisir de se rendre compte qu'on s'éloigne petit à petit de la chick-lit. Le personnage principal, pour lequel je commençais à avoir une sympathie grandissante, une impression de copinage presque, s'est mis à m'énerver un tout petit peu, puis, carrément, à me faire de la peine. J'ai fini par ressentir une certaine empathie mais plutôt négative. Elle m'a fait pitié, pour ainsi dire. Là, pour le coup, ce n'était plus tout à fait ce dont je pensais avoir besoin. Résultat, une note certainement plus basse que ce que ce livre mériterait.

A la fin, je me suis demandé si c'était la fin attendue, s'il la méritait cette fin, si c'était vraiment ce qu'on voulait. Et je crois que j'ai envie de répondre que non. Parti comme c'était parti, avec la personnalité, le caractère de Sarah, l'héroïne principale, on aurait sûrement préféré une fin plus tranchée, qu'elle conserve ses valeurs, et ses idées. Bon, après, je suppose que plein de personnes seront ravies de cette fin "heureuse", selon le point de vue où on se place.

Sarah est un personnage principal qu'on pourrait comparer à Bridget Jones. Moins de gaffes mais autant d'humour. Même si, au contraire de l'héroïne d'Helen Fielding, Sarah ne cherche pas l'amour, loin de là. Elle est célibataire, suite à certains déboires, et compte le rester. Elle est bien comme ça, elle se sent heureuse et accomplie, elle a tout consacré à son travail et cette vie lui convient. Le récit commence par sa seule relation amoureuse, qui s'est terminée avec pertes et fracas, et beaucoup de déception et de peine pour Sarah. On se doute de ce que son enfoiré de petit ami lui a fait subir rien qu'à ma façon de raconter cela.

Arrive alors la période de sa vie où Sarah fait ses propres choix, définit ses priorités, et décide sa vie. Travail, travail, travail. Avec succès, elle monte sa propre boîte de relations publiques qui devient vite un "must" dans le domaine. Tout lui sourit, sauf l'amour. Mais l'amour, Sarah s'en fiche comme de sa première culotte. Sa réussite, les fruits de son travail acharné, sont tout ce qui compte à ses yeux. Belle et active trentenaire, Sarah se sent bien dans ses baskets. Jusqu'au jour où, BIEN-SÛR, arrive un homme qui va changer le cours des choses.

Avec beaucoup beaucoup d'humour, très bien dosé, India Desjardins signe là son premier roman adulte. Effectivement, loin des amourettes adolescentes, elle dépeint avec La Mort d'une princesse la vie trépidente des trentenaires modernes, leurs inquiétudes face au couple, au célibat, les critiques extérieures systématiques, quelque soit la vie qu'on se choisit, les désirs des femmes et leur façon de les assouvir. De ce côté, j'ai envie de dire que c'est un sans faute. India nous sert un roman pétillant et drôle, frais et moderne. 

Toutefois, c'est vraiment le comportement changeant de Sarah, qui n'a finalement des convictions que quand elle n'a pas trop d'autre choix, qui m'a un peu déçue. Avec un caractère comme le sien (qui, soit dit en passant, aurait pu être encore plus prononcé), je me dis qu'elle aurait dû assumer ses choix jusqu'au bout, pour que l'histoire ait une morale qui se tienne. C'est un peu dommage. On a l'impression à la fin de s'être presque "fait avoir" sur la marchandise. Elle est célibatante tant rien ne s'y oppose, quoi. Et lorsque un jeune prof de gym lui fait les yeux doux, même si elle fait mine de résister un peu, on sait déjà qu'elle a lâché l'affaire.
Du coup, je crois que je n'ai pas trop compris le but, la moralité que voulait nous exposer India, finalement. Ca m'aura un peu perdue et c'est pour ça que ma note n'est pas meilleure.

Mais c'est un bon roman, et le style d'India Desjardins est super sympa, avec beaucoup de traits d'humour et des personnages de caractère très intéressants à suivre.

Je peux donc vous le conseiller sans rougir, même si j'aurais aimé une autre fin.

Cali