voyage au centre de la terre 

Résumé
Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé. Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme : Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du XVIe siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre ! Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan...
En décrivant les prodigieuses aventures qui s'ensuivront, Jules Verne a peut-être atteint le sommet de son talent. La vigueur du récit, la parfaite maîtrise d'un art accordé à la puissance de l'imagination placent cet ouvrage au tout premier plan dans l'œuvre exceptionnelle du romancier.

 

 

 

Date de parution : 21/02/2001
Editeur : LGF/Livre de Poche
Collection : Le Livre de Poche
Format : Poche
Nb. de pages : 314 pages

 

 

 

 

 

3 sur 5

Franchement, j'avoue que je sors un peu déçue.

Bien bien bien. Je vous l'avoue, je me suis décidée à lire Jules Verne, un peu par obligation. Pas totalement bien sûr, j'avais envie de découvrir, mais ça partait surtout du principe qu'une lectrice chevronnée, qui lit depuis tant d'années, ne peut pas ne pas avoir lu Jules Verne. Mathématique quoi. Ce serait comme un mélomane qui n'a jamais entendu une note de Mozart. Donc oui, j'avais envie de découvrir, surtout étant donné les sujets abordés dans ses romans qui me semblaient ne pas pouvoir être "chiants", et aussi parce que, voilà quoi... il faut connaître Jules Verne, tout simplement. Un peu incontournable quand même, le monsieur, en littérature.

De plus, j'avais un vague souvenir de jeunesse (genre j'avais 11/12 ans) et j'avais pioché dans la bibliothèque de mes parents un livre de Verne, vous vous souvenez, la version "encyclopédia universalis", le livre plus lourd que moi et quasi aussi grand ? Lol. De mémoire, il me semble que c'était 20 000 lieues sous les mers. Et j'avais bien aimé. Bon, c'était très illustré, et je n'avais sûrement pas compris vraiment tous les mots, mais grosso modo, ça m'avait plu.

Donc, voilà, envie de (re?) découvrir l'auteur, me voilà partie avec Voyage au Centre de la Terre.

Tout un programme dans ce titre, quand même.
On s'attend à une belle aventure, à bien des dangers, à ce que ça bouge pas mal. Ajoutons les attentes sur le style d'un auteur dont la réputation n'est plus à faire, célébrissime pour ses romans d'aventures limite science fiction. The Patron. Le big boss. Jules Verne. Let's go.

100 pages. 100 pages et il ne s'est toujours rien passé. On prépare le voyage gentiment. Ben... C'est long. Je n'ai absolument rien contre les longues descriptions et les textes très narratifs, mais là, pfiouhhh.. Quand on cherche de l'aventure, bon... C'est beau, c'est bien écrit, mais c'est long.

Vient enfin le début du voyage, nous n'avons déjà plus que 2/3 du livre pour vivre l'aventure de notre vie, ça paraît bien court. L'oncle Lidenbrock et Axel, accompagnés du placide guide Islandais Hans, s'engagent enfin dans les entrailles de la Terre.

Ils auront évidemment une aventure épique parsemée de dangers divers et variés, et risquent leur vie à plus d'une reprise. Toutefois, je ne peux pas dire que l'écriture de Jules Verne m'ait suffisamment envoûtée pour que je me sente immergée dans son voyage et ses périples. J'ai vécu tout cela avec pas mal de distance et sans me sentir concernée, ce qui fait que les dangers surmontés par les personnages m'ont plus ou moins laissée de marbre. C'est embêtant. Eh oui, Monsieur Verne ne m'a pas fait ressentir grand chose avec ce roman. Moi qui, en tant que lectrice, n'ait toujours recherché que la passion pour ma lecture, je suis confuse, mais vraiment, je suis déçue par ce roman.
Jules, mon pote, si tu ne me fais pas rêver, t'as tout perdu, même avec le plus beau vocabulaire du monde.

J'étais même tellement détachée de tout cela que mon cerveau a pris le temps de remarquer le nombre incroyable de fois où le mot "antédiluvien", ainsi que tous ses accords, est utilisé au fil de ces quelques 300 pages. C'est genre... une page sur 3 qu'on l'y retrouve tout de même. Ca fait un peu répétitif.

Donc. C'était une bonne histoire. C'était bien écrit. Aussi, je ne peux pas mettre une mauvaise note. Mais je finis déçue et grave frustrée par la fin (mon expression en tournant la dernière page : "tout ça pour ça ?!", et je ne peux donc pas mettre non plus une excellente note. Je sais que ça va paraitre hyper prétentieux de noter un auteur classique aussi moyennement (genre, j'aurais fait mieux, alors que j'ai pleinement conscience que pas du tout), mais après tout, cet auteur n'a pas réussi à toucher mon coeur de lectrice, et en cela, je suis désolée, il a fait bien moins bien que pas mal d'écrivains beaucoup moins connus/célébres/classiques/renommés/morts (rayez la mention inutile.).

Par conséquent, je ne me précipiterai probablement pas sur une autre histoire, va déjà me falloir le temps de digérer celle-là, mais je n'abandonne pas non plus l'idée. J'en ai quelques autres en ma possession, et peut-être que c'est particulièrement ce récit qui ne me convenait pas. Je réessaierai donc mais plus tard, pas avant quelques semaines/mois.

J'aurais donc du mal à vous conseiller cette lecture, sauf si comme moi, vous pensez qu'il faut avoir lu un classique de ce genre. Mais je vous dirais de peut-être essayer un autre roman de M. Jules Verne, car j'ai espoir que Voyage au centre de la terre n'est peut-être pas son meilleur.

Cali