indiana teller T1Résumé


Dans les interminables plaines du Montana s'étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes. En quête d'une vie normale, il rejoint l'université du Montana où il fait la connaissance de Katerina O'Hara et de Tyler Brandkel, le fils d'un éternel rival de son grand-père. Indiana et Tyler savent qu'ils n'ont pas le droit de convoiter une humaine. Mais malgré les avertissements des leurs, ils tombent tous les deux amoureux de Katerina. Peu de temps après, Indiana est victime d'un terrible accident dont il sort miraculeusement indemne en se volatilisant au dernier moment. Cet événement lui révèle une capacité secrète : il peut rebrousser le temps instantanément lorsqu'il est en danger. Voilà un atout précieux, car son accident semble suspect : aurait-il été la cible des Brandkel qui veulent évincer Karl et reprendre le pouvoir ? L'équilibre et la sécurité des loups n'ont jamais été aussi menacés. A l'aide de son nouveau don, Indiana trouvera-t-il la force d'empêcher la guerre ? Oseriez-vous défier les lois du clan ?

 



Date de parution : 10/03/2011 
Editeur : Michel Lafon
Nb. de pages : 382 pages

 

 

 

2 sur 5

Pas très emballée du début à la fin...

 

Je referme ce livre à l'instant après un peu moins de 15 jours passés dessus. Je sais que mon rythme de lecture s'est rabougri comme un mister freeze au soleil, mais quand même. 15 jours pour lire 380 pages, ça fait beaucoup. Rien que là, on sent que la passion pour ma lecture n'était pas au rendez-vous.

J'avais découvert Sophie Audouin-Mamikonian il y a très exactement 3 ans, en Août 2013, lorsque j'ai lu La couleur de l'âme des anges que j'avais vraiment beaucoup apprécié. Aussi, j'étais assez confiante au niveau du style d'écriture, qui m'avait plu lors de ma découverte. Pourtant, j'avais un petit à priori négatif sur Indiana Teller, un petit quelque chose me disait que ça n'allait peut-être pas être le grand amour, sans savoir mettre le doigt dessus. Je pensais que ça viendrait de l'histoire. Et puis la couverture ne me plaisait pas plus que ça... Bref, il était dans ma PAL depuis un moment, sans que j'aie réellement envie de l'en sortir.

Bon, vous le savez désormais, c'est ma fille de 9 ans qui choisit mes lectures. Donc, je n'ai pas eu le choix. Une fois sorti de mes étagères de PAL pour grimper sur l'étagère PAL urgente, plus question de reculer !

J'ai donc ouvert ce roman il y a 15 jours.

Première surprise, Indiana est un héros masculin ! Je ne sais pas pourquoi, j'avais toujours imaginé que ce serait une fille. Peut-être parce que c'est plus courant, une héroïne, dans ce genre de livre classé bit-lit, je ne sais pas. "Indiana", ça me semblait sonner féminin. C'était complètement con d'ailleurs si j'y réfléchis, car le seul Indiana  que je connaisse, c'est Indiana Jones, qui n'a rien d'une fille. D'ailleurs, le héros porte ce nom grâce (ou à cause) de ce film. Bref, surprise, mais pas dans le mauvais sens. Fausse idée, voilà tout.

Seconde surprise, bien plus négative celle-ci : qu'est-ce que c'est que ce style que je n'aime pas du tout ? Pas que ce soit mal écrit, enfin, pas vraiment mal écrit, non. C'est vraiment un "genre" que se donne ce bouquin, un choix narratif qui ne m'a pas plu du tout, et m'a totalement empêchée de me laisser immerger dans le bouquin. Non, mais ?! Qu'est-ce que c'est que ce genre, ici ?! L'auteure a choisi de faire raconter l'histoire par le héros, bon, soit, c'est pas ça qui m'a posé problème, mais plutôt que régulièrement, Indiana nous interpelle, nous lecteur, en nous racontant l'histoire. Avec des "vous savez", des "voyez-vous"... Alors, bien fait, et surtout bien dosé, ça peut à la limite avoir son petit charme, mais la vache, il faut que le reste déchire tout pour que ça passe à mes yeux. Que l'écriture autour soit IRREPROCHABLE, vraiment. Et malheureusement, ce n'est pas le cas. L'écriture est un peu simplette, (même pas si pas trop trop non plus) et ne casse pas trois pattes à un canard, pour reprendre une expression que je déteste.
Alors que s'est-il passé ? Soit depuis 2013 je suis devenue bien plus difficile (ce qui est tout à fait possible), soit avec à peine un an de différence entre ses deux livres, l'auteure a tout changé niveau style. Je ne sais pas, je ne sais plus... je suis perdue...

En tout cas, ce qui est certain, c'est que je n'ai pas DU TOUT accroché avec la plume de Sophie dans CE livre. En plus j'ai trouvé qu'il restait encore pas mal de fautes et de coquilles pour un livre corrigé par l'équipe d'une grande maison d'édition. C'est surprenant.

Et au final, c'est ce qui aura complètement gâché ma lecture. Parce que si je m'inquiétais plus pour l'histoire en elle-même avant d'ouvrir le roman, finalement, a plusieurs reprises, je me suis surprise à me dire que tel ou tel élément était bien trouvé, que dans d'autres circonstances, certains moments du livre m'auraient vraiment plu... C'est tellement dommage. Incompatibilité de caractère on va dire, entre un style d'écriture et un lecteur, et boum, tout est foutu.

Bon après, je n'ai jamais non plus été bien fan du genre bit-lit. Twilight a beau m'avoir redonné goût à la lecture à un moment où je ne lisais plus du tout, depuis, très peu de livres classés dans cette catégorie (je parle bien de bit-lit hein, pas de littérature fantastique vampirique.) m'ont emballée. Du coup, je trouve encore plus dommage d'avoir apprécié des éléments de l'histoire (même assez nombreux finalement) et de ne pas avoir réussi à en apprécier toute la teneur juste parce que le style ne me correspondait pas. Pour moi, ce livre essaie d'être drôle dans un contexte où on n'a pas envie de rire (on se fait quand même bouffer tout cru par des bêtes sauvages dans ce livre) et n'y arrive pas vraiment. C'est tout au plus un peu "frais".

Indiana est pourtant un héros fort sympa. Jeune, mais qui grandit en même temps que les pages se tournent, mûrit, développe ses qualités, ses défauts, et ses aptitudes au fur et à mesure. On finit le roman avec un bon héros de 16 ans, qui, malgré ses faiblessses (un humain au milieu d'une meute de loup-garous brutaux et bestiaux), apprend à se défendre, à asseoir un caractère intéressant, et à développer ses muscles, son agilité, son endurance, sa cervelle, pour être en mesure de se mesurer à ses petits camarades.

Franchement, je l'ai bien aimé. Ainsi que sa petite copine Katerina d'ailleurs. J'ai trouvé que c'était un petit duo qui fonctionnait pas mal du tout. Plein d'humour, de caractères bien trempés, de sentiments. Ils sont très mignons tous les deux.

Sophie a construit un univers intéressant, des loup-garous millénaires, aux traditions bestiales et inhumaines, qui se "modernisent", essaient de ne plus se soumettre aux règles et lois ancestrales, et de s'humaniser. Mais... Chassez le naturel, il revient au galop ! Et c'est très compliqué pour eux !
On a de la guerre intestine, de la politique, de la stratégie, des alliances plus ou moins inattendues. Plein d'éléments vraiment intéressants à mon avis.

Encore une fois, et ce sera le mot de la fin, bien dommage que la façon dont Sophie a choisi de nous raconter CE roman ne m'ait pas convenu. Je n'ai absolument pas le souvenir que la couleur de l'âme des anges était raconté sur ce même principe, mais peut-être après tout, depuis le temps, j'ai pu changer et oublier. J'ai le premier tome d'une autre de ses sagas dans la PAL aussi (Tara Duncan), nous verrons bien si c'est différent.

Dans tous les cas, je ne pense pas chercher à avoir la suite de Indiana Teller, même si, flute, j'aimerais bien savoir ce qui arrive à Indiana ensuite, mais si c'est pour ne pas vraiment l'apprécier, ce n'est peut-être pas la peine. Donc, peut-être que si je tombe dessus en brocante, ou en librairie d'occasion, ou qu'on me l'offre, je saurai ce qui arrive ensuite, mais je ne vais pas courir à la librairie pour m'acheter la suite.

 

Cali