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Résumé 


Cela commença par un tremblement de terre. Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s'échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d'emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d'Angleterre...

 

 

DATE DE PARUTION : 09/01/09
EDITEUR : Milady
FORMAT : Poche
PRÉSENTATION : Broché
NB. DE PAGES : 347 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

Pas mal. Mais ce n'est pas encore le livre qui me fera "trembler"

 

Autant vous le dire tout de suite avant que le reste de ma chronique n'essaie de vous convaincre du contraire, j'ai trouvé ce livre plaisant. Enfin, "plaisant", je me comprends, vu le genre. Disons que l'histoire m'a plu et convaincue, et que les rebondissements ont su me garder en haleine jusqu'au bout. Toutefois, si je lis de moins en moins le genre "terreur", c'est parce que justement, je ne trouve rien qui me terrorise. J'ai beau chercher, et tenter des trucs, l'effet sur moi est minime. Bon, après, j'ai quasiment appris à lire grace à Stephen King, je suis donc peut-être un peu blasée à ce niveau.

Ce qui explique que malgré l'absence de frissons, j'essaie de ne pas être trop sévère, parce que j'ai toutes les raisons de penser que le problème vient de moi.

 

Du coup, non, ce n'est pas non plus ce livre qui m'aura filé les choquottes que j'attendais, mais bon. Il se tient, il y a des scènes bien gores, durant lesquels les pires détails ne ne sont pas épargnés. Les personnages, finalement assez antipathiques au départ, ou en tout cas pas très attachants, finissent par gagner notre respect, et même un petit peu de notre affection.

Ce qui arrive dans notre belle Angleterre, dans ce livre, est abominable, une vraie catastrophe. A petite échelle tout d'abord, le tremblement de Terre, ainsi que son curieux brouillard qui contamine les humains, se produit dans une petite ville, et entraîne des actes monstrueux, mais démographiquement pas très méchants. Mais le brouillard se déplace et se dirige tout droit vers les villes les plus peuplées d'Angeleterre, et très vite, on imagine sans peine les dégâts qu'il pourra y causer. Du coup, Holman, secondé par un certain nombre de militaires et de scientifiques, mais qui reste assez seul face au danger, va tout mettre en oeuvre pour arrêter, ou du moins limiter, les conséquences désastreuses de ce brouillard jaune et dense, qui semble changer les gens dès qu'ils le respirent, endommageant leur cerveau de façon irréversible.

Ne vous attendez pourtant pas à des zombies, ce n'est pas le cas. Les gens deviennent juste complètement fous, avec une sérieuse tendance meurtrière et suicidaire. C'est sympa aussi, dans le genre :D

Holeman est au début un mec assez froid. Pas le genre de personnage dont on se dit tout de suite qu'on va l'apprécier, loin de là. Et pourtant, on finit par s'attacher à lui, par lutter avec lui contre l'horreur qu'il doit affronter. En fait ça ressemble presque plutôt à de la pitié pour lui. C'est vrai quoi, quand vous lirez ses journées, vous vous direz "le pauvre, il doit être crevé !" (il fait un peu surhomme d'ailleurs, à affronter tout ça avec autant d'énergie !) Donc, on en déduit que c'est le gentil, et que c'est lui qui devrait gagner à la fin, ce ne serait que justice. Et pourtant, comment gagner contre du brouillard hein ? Ben lisez le livre et vous saurez qui, comment, et pourquoi lol.

Niveau écriture, j'avais beaucoup apprécié Le secret de Crickley Hall du même auteur, donc, je n'avais pas trop d'inquiétudes. Et mon opinion ne s'est pas démentie. James Herbert a une plume intéressante, soignée, fluide. Une écriture très prenante. En quatrième de couverture, vous pourrez découvrir l'opinion de Sieur Stephen King himself : "James Herbert ne se contente pas de nous interpeller, il nous attrape par le col et nous hurle en pleine face." C'est peut-être un chouilla exagéré (le maître restera toujours Stephen, point barre) mais ce n'est pas totalement faux. Car parfois, James Herbert pousse loin ce qu'il a à nous dire. Il ne veut pas faire des "images" détournées, il met les mots sur les choses et appelle un chat un chat (et une cervelle à l'air, une cervelle à l'air lol). Quand on est au coeur des scènes les plus éprouvantes, oui, on a presque l'impression qu'il nous hurle dessus en postillonnant pour nous la rendre aussi vivante que possible.

En bref, j'ai pris du plaisir à lire ce livre et à suivre l'histoire, mais j'attendais (oui, j'espère encore et toujours) un peu d'adrénaline et de frayeur, et je ne les ai pas eues. Je ne pouvais donc décemment mettre ni une moins bonne, ni une meilleure note. C'était bien, mais sans plus, quoi ;)

 

Cali