Phobos T3Résumé


FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS 1 MOIS... 1 JOUR... 1 HEURE... ILS ESPERENT SAUVER LEUR VIE. Ils sont les naufragés de Mars et la Terre entière se passionne pour leur plan de sauvetage. Mais qui sauvera les Terriens des écrans qui les hypnotisent ? ELLE ESPERE SAUVER LE MONDE. Sous les spotlights et les caméras, Léonor refuse de fermer les paupières. Mais qui lui ouvrira les yeux sur ce qu'elle veut vraiment ? MEME SI L'AVENIR N'OFFRE PLUS D'ESPOIR, IL EST TROP TARD POUR RENONCER. 
Le troisième tome palpitant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.

 


Date de parution : 24/11/2016 
Editeur : Robert Laffont 
Collection : R 
Format : Grand Format
Nb. de pages : 619 pages

 

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

Certaines de mes attentes ont été comblées, d'autres ont été déçues.

 

La saga Phobos fait clairement partie de mes préférées chez Collection R. Je ne sais pas si vous vous rappelez de comment j'avais adoré le premier tome, et avais également été conquise par le second (allez, vas-y voir, ça mange pas de pain et tu paieras pas plus cher ^^) 2 coups de coeur indéniables.

Aussi, forcément, j'attendais pas mal de ce troisième tome. J'avais besoin d'une vraie fin, de retrouver cette même sensation d'être complètement accro à l'histoire, et, surtout, que le fait de retirer l'ingrédient principal (le speed dating, la télé réalité dans l'espace) ne fasse pas perdre toute la saveur de cette histoire.

Ai-je été satisfaite ? En partie oui. Mais un peu déçue par certains points aussi.

Alors tout d'abord, c'est avec un bonheur certain que j'ai retrouvé mes ptits héros spaciaux préférés. Des personnages qu'on a toujours autant de plaisir à suivre, les bons comme les méchants, et qu'on retrouve pour ce volet final avec le même entrain, le même enthousiasme que pour les tomes précédents, et ce, dès les premières lignes.

Certes, les deux premiers tomes avaient cet aspect "première fois" très attrayant et excitant. Le concept du speed dating dans l'espace, ce jeu télévisé MONUMENTAL produit par la vilaine Séréna Mc Bee, qu'on détestait déjà bien cordialement, mais sans trop s'imaginer à quel point. Puis sont venus les mariages, la découverte de Mars et de la base, la révélation des pires secrets qui mettront en danger la vie de nos petits astronautes.

Pour ce dernier tome, les premières fois excitantes, c'est fini. Eh oui. Et c'est ce qui m'effrayait un peu. Comme garder toute la saveur piquante de l'histoire en retirant cet élément primordial ? C'est comme tenter de faire un super couscous quand il n'y a plus de harissa. Manque le piquant, quoi.

Et oui, je confirme, ça a manqué. Il semblerait que l'auteur ait donné tout ce qu'il avait pour essayer de compenser ça (il nous comprend trop bien, le petit canaillou !). Trop donné ? Un peu oui. Ce final est tout simplement un petit peu trop too much. Des pertes humaines pas forcément nécessaires pour servir l'histoire, ni même vraiment expliquées d'ailleurs (qu'est-il arrivé à Kenji, bordel de merde ?!), un drama encore plus gros que dans les tomes précédents, au sujet de Marcus notamment, ou une productrice propulsée à la présidence des Etats-Unis d'Amérique en deux temps, 3 mouvements, juste parce que le public aime son émission... L'ensemble fait en fait un peu 'beaucoup)"surjoué". Ca n'enlève pas le plaisir pris à la lecture, mais c'est tout de même quelque chose qu'on remarque et qui semble "alourdir" l'ensemble, c'est tellement dommage.

Cela étant, l'histoire reste passionnante, pleine de rebondissements, on aimerait ne pas s'arrêter et pouvoir enchaîner les pages pendant des heures (ce ne fut malheureusement pas mon cas, vu que j'ai mis + de 15 jours à le lire, ça devient pathétique), même si le côté "télé-réalité de FOU" est un peu moins présent, s'il n'y a plus le "sel" des rencontres et des découvertes, on passe un excellent moment. Dans ce tome, c'est Séréna qui tient la barre haute. Ce personnage est tout bonnement incroyable. Ses motivations, ses ambitions, ses actes. Ses limites qui semble inatteignables, en a-t-elle seulement ? C'est un personnage que j'ai adoré. Enfin, non, je l'ai détestée c'est évident, c'est quand même grave la grosse méchante hyper cruelle et manipulatrice, sans scrupule, de l'histoire, mais je l'ai A DO REE ! J'y peux rien ! Elle est terrible. Quand tu crois qu'elle est allée au bout des pires horreurs, paf ! En voilà une autre, puissance mille ! Une vraie saloperie ! Et jusqu'au bout, on se demandera si elle arrivera à ses fins ou pas, et si elle ne va pas écraser le destin de nos marsiens, qu'elle tient dans le creux de ses mains, comme un vulgaire moucheron.

J'ai donc une nouvelle fois passé un super moment avec cette fin de saga. Malheureusement, pour moi, en dessous tout de même des deux premiers tomes.

Cela se lit avec plaisir et passion, même, c'est une vraie fin, on voit que l'auteur y a mis tout son coeur et on retrouve tous les personnages toujours avec le même bonheur, MAIS, ce piquant dont je parlais plus haut a quand même vraiment manqué, et le concept-même de la saga, ce qui en faisait toute son originalité, a été un peu perdu en route, c'est dommage.

Cela dit, avec un peu de recul, et en considérant les trois tomes, c'est une saga que je recommande chaudement, vraiment très chaudement, parce qu'avoir la tête dans les étoiles avec Phobos, ça nous évite de regarder nos pieds dans la merde (si tu captes la réplique des Goonies, câlins !) (Ah, non, c'est la tête dans les nuages, merdouille !) (tant pis).

Donc, vraiment bravo à Victor Dixen pour nous avoir tenu en haleine tout le long, surtout sur les quand même 619 pages du dernier (beau bébé !) et bravo aux dénicheurs de talents chez Collection R, ils ont vraiment le chic pour trouver des auteurs à la plume envoutante, des histoires irréelles qui nous sortent du quotidien avec efficacité et plaisir !

Cali