les gardiens de l'océanRésumé


En plongeant pour sauver son père de la noyade, Marco, 14 ans, découvre qu'il a l'incroyable capacité de respirer sous l'eau. Mais son émerveillement est de courte durée car il apprend bien vite la vérité : il appartient à un peuple millénaire, les Gardiens de l'Océan, et l'apparition de ses pouvoirs a fait de lui une cible de choix pour ceux qui souhaiteraient empêcher la naissance d'un nouveau protecteur des mers. 
Afin de préserver les siens, il doit les quitter, et partir apprendre à contrôler ses nouveaux dons à Acqualys, la cité des Gardiens. Mais avant d'en devenir un à part entière, il devra affronter des pirates, explorer les fonds marins et braver le seul interdit qu'on lui a imposé... un interdit qui porte le nom de Laura.

 



Date de parution : 08/10/2015 
Editeur : Michel Lafon
Nb de pages : 223

 

 

 

 

 

 

 

1 sur 5

Un flop pour moi ! Vraiment trop trop léger à tous les niveaux pour être immersif.

 

J'aime bien lire un roman bien jeunesse régulièrement. Tout simplement parce que quand ils sont vraiment bons, c'est vraiment la catégorie qui m'évade le plus et me fait le plus rêver.

Quand ils sont un peu moins bons, on va dire qu'on se contente de passer un agréable moment dans un univers fictif qui permet tout de même une belle évasion.

Et je découvre qu'il y a une troisième sous catégorie dans le "jeunesse". Les flops. Les gardiens de l'océan signe donc un genre de nouveauté sur ce blog : Le premier livre jeunesse dont je n'ai tiré quasiment aucun plaisir. Le premier livre jeunesse qui n'a pas su du tout parler à mon coeur de petite fille qui sommeille en moi. Et probablement (en tout cas il me semble) le SP le plus mal noté de l'histoire de ce blog.

Je n'ai aucune envie d'être méchante avec ce livre, qui, si ça se trouve, ravira d'autres lecteurs, mais il faut bien le dire, je ne l'ai pas aimé du tout.

Ca partait pourtant pas trop mal, avec un résumé intéressant qui vendait du rêve, une jolie couverture...Et pourtant, le soufflé est retombé dès les premières lignes. Ce roman est vraiment trop light à tous les points de vue, le fond et la forme.

Marco est un jeune adolescent plutôt calme et réservé, avec un caractère assez responsable et raisonnable. Avec son papa Alessandro, il partage une passion pour la mer. Ils prennent souvent leur bateau pour aller pêcher ou se promener sur les flots. Marco est indéniablement attiré par l'Océan, et pourrait passer des heures à nager, il ressent le besoin d'en être proche et s'attache à le rester le plus possible. Un jour, un homme vient le chercher, lui apprenant qu'il a été adopté par ses parents, et que sa vraie vie est sous l'eau, qu'il a un lien extrêmement fort avec l'océan et la vie sous-marine, qu'il est issu d'un peuple ancestral dont personne ne connaît l'existence, et qu'il est temps pour lui de le rejoindre. (je résume, mais ce n'est pas non plus tellement plus développé dans le livre)

Concernant le style d'Irène Salvador, on va plutôt parler de feeling. Je n'ai rien à reprocher à son vocabulaire, qui m'a semblé adapté au genre et plutôt varié, mais la construction de la narration m'a vraiment posé problème en revanche ! J'ai trouvé son écriture plutôt décousue et maladroite. La langue est correcte, mais on n'y trouve pas la fluidité nécessaire pour s'imprégner du roman.
De plus, et là ça n'est pas à reprocher à l'auteure, il reste pas mal de fautes dans ce livre. la correction a été peu légère, elle aussi.

L'histoire, quant à elle, avait de bonnes bases et promettait des choses intéressantes. Malheureusement, là encore, les efforts faits pour nous rendre cette histoire un peu fantastique "crédible" ont été totalement inefficaces. On ne s'y croit pas une seconde. On a l'impression d'avoir une suite de descriptions très basiques. Les personnages sont définis selon la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux, et ont tous des silhouettes sveltes et athlétiques, et c'est à peu près tout. Les décors, sur lesquels il aurait vraiment fallu mettre le paquet pour nous faire rêver, sont aussi décrits très succintement, on ne s'attarde pas sur grand chose, et on n'a pas les clés nous permettant de visualiser correctement cet univers. L'auteure ne s'attarde pas suffisamment sur ce qui le mériterait.

Quant au déroulement de l'intrigue, encore une fois, on survole, on passe sous silence des années entières (genre l'apprentissage que doit faire Marco de son nouvel environnement, de sa nouvelle vie, qui aurait pour moi dû être l'idée principale à mettre en avant dans ce premier tome), les évènements s'enchaînent sans faire trop gaffe à ce que la continuité soit bien cohérente, et finalement, la petite histoire de coeur entre Marco et Laura prend toute l'importance sur tout le reste, notamment les "missions" des gardiens et leur traque des pirates, l'apprentissage de Marco, les épreuves qu'il doit affronter, notamment la plus importante, bazardée en quelques lignes et sans aucune explication, l'auteure choisit presque toujours la voie la plus facile dans sa narration. Oui mais non, je n'ai pas choisi ce livre pour découvrir des sentiments naissants (très vite) entre deux adolescents prépubères, moi. Je voulais rêver dans un monde totalement inventé et immersif. Je voulais découvrir la culture de ce peuple, ses valeurs profondes. De même, au début du livre, et encore un peu ensuite, Marco vit en Italie, dans un petit village. J'aurais aimé le découvrir et pouvoir le visualiser, on n'a quasiment aucune description, c'est tellement dommage ! Même les scènes d'action sont trop faciles. On n'a pas le temps du tout de monter en pression que c'est déjà terminé, les gentils ont gagné ! (et en général, on ne comprend pas trop bien comment, d'ailleurs)

Bref, je suis passée totalement à côté de ce livre et j'en ressors toute déçue. D'autant que ma précédente lecture ayant également été une déception, j'espérais vraiment beaucoup de celui-ci, j'avais vraiment besoin de m'évader.

Le seul point positif de cette lecture sera le message véhiculé, qui pourra éventuellement faire prendre conscience aux enfants d'un certain souci d'écologie. Mais là encore c'est un peu trop light à mon goût, ça aurait pu être plus important, plus détaillé, plus précis et clair.

Je conçois que quand on écrit pour les enfants, il faut veiller à rester plutôt simple, mais, ce me semble, il n'est pas nécessaire de TOUT raccourcir pour que les enfants puissent suivre une histoire. Moi, en tout cas, j'ai trouvé les raccourcis énormes, et que l'histoire y perdait en qualité, en cohérence et en crédibilité. C'est vraiment dommage, parce qu'en poussant un peu les réflexions et le travail, je crois vraiment que cette petit histoire aurait pu être très sympa. Mais on reste trop en surface, tout va trop vite et n'est pas assez développé ou expliqué, et on ne parvient du coup pas à se sentir concerné, ni à maintenir un niveau d'attention raisonnable.

Je suis vraiment désolée pour cette chronique négative, mais remercie beaucoup les éditions Michel Lafon pour ce partenariat pour lequel j'aurais aimé pouvoir vous fournir un avis enthousiaste. Comme on dit, ça ne peut pas marcher à tous les coups, je pensais vraiment aimer ce petit roman plein de bonnes idées, ce ne fut pas le cas, pardon !

Cali