promiseRésumé


Cassia a toujours fait confiance. Quand elle apprend qu'elle est promise à son meilleur ami, tout semble parfait. Jusqu'à une toute petite erreur du système, qui ne dure qu'une seconde. Une seconde qui suffit à plonger Cassia dans un dilemme impossible : Xander ou Ky, la vie qu'elle connaît ou la route inexplorée, les certitudes ou l'amour qui finalement décidera pour elle. Le premier tome d'une trilogie fascinante dans une société futuriste terrifiante. 
Une écriture limpide. Une construction parfaitement maîtrisée. PROMISE nous fait réfléchir sur l'amour, la recherche du bonheur et la liberté. Une prouesse! Traduite en trente-cinq langues, la série a rencontré un succès international et s'est vendue à plus de 1, 5 million d'exemplaires dans le monde.



Date de parution : 09/07/2014 
Editeur : Gallimard jeunesse 
Collection : Pôle fiction 
Format : Grand format
Nb. de pages : 448 pages

 

 

 

 

 

2 sur 5

La dystopie qui fait un petit "FLOP !"

 

La dystopie est un genre qui m'intéresse particulièrement car elle fait ressentir pas mal de choses aux lecteurs. Quand elle est bonne. Et trouver une bonne dystopie, depuis Hunger Games et le premier tome de Divergente (pas ses suites hein) ça relève du vrai défi. C'est très très compliqué.

A sa sortie, j'avais été très attirée par la couverture (il faut admettre qu'elle est bien jolie, assez enigmatique, et qu'elle attire l'oeil), et c'est là qu'on comprend le vieil adage "ne pas juger un livre à sa couverture". La couverture est une saloperie très trompeuses, une couverture horrible peut cacher un petit bijou et une couverture très attirante peut cacher une histoire toute fadasse.

Promise n'est pas un mauvais roman, ni même un mauvais premier tome, mais il lui a cruellement manqué beaucoup de choses pour en faire une histoire qui m'embarque pour de bon.

Déjà, je n'ai ressenti aucun sentiment de pression, d'angoisse, de colère, de révolte. Cette histoire est trop légère. Ce monde futuriste post apocalyptique (si on veut !) est trop gentillet, les drames n'en sont pas vraiment, la suppression des libertés est également trop faible pour en faire un livre qui "met la pression". On ne ressent pas ce besoin de se révolter pour rendre aux humains leur liberté. Certes, cet univers ne semble pas très cool, certes, il y aurait des choses à revoir pour que l'humanité y soit bien. Mais on ne craint pas pour sa vie. On ne décide de pas grand chose, mais nos jours ne sont pas en danger. Enfin, à priori.

Même si les choses s'améliorent vers la fin du premier tome (enfin, pour le lecteur en recherche de "panique", pas pour les héros lol) ça ne fut pas assez pour me transporter et me pousser à poursuivre la saga. En effet, vers la fin, on commence à comprendre que ce qu'on prenait pour un univers bien gentillet cache peut-être quelque chose de plus profond (peut-être). Et pour moi, malheureusement, commencer à me poser de vraies questions et à angoisser au bout 400 pages, c'est déjà trop tard. L'accroche doit arriver bien avant pour que j'aie envie de poursuivre.

Le fait de priver une communauté d'une grande partie de ses choix, l'art (seule une sélection d'une centaine d'oeuvres de chaque catégorie a été conservée), l'écriture (ils savent lire et écrire, mais plus manuellement, seulement sur une tablette, bon, ben donc ils n'en sont pas totalement privés), tout ce qui est créatif, le choix de leur partenaire de vie (mais ils peuvent quand même choisir de ne pas en avoir), le choix de leur nourriture (tout est décidé par une équipe triée sur le volet, et leur repas ressemble à une bouillie grise dont les propriétés nutritionnelles sont adaptées à chacun), le choix de son travail, bref, oui ils sont privés de beaucoup, mais rien qui entraîne une vraie angoisse à vivre cette vie, il n'y a pas de réelle menace en fait.

Les personnages, principaux comme secondaires, n'ont que très peu de personnalité. Même Cassie semble très passive dans ses réactions, dans ses comportements. Et on en vient même à se dire que, si rebellion de la communauté il y a, elle risque d'être bien pacifique, et que du coup, en cas de victoire, on aura du mal à y croire !

Il ne se passe rien de surprenant, on suit le fil de l'histoire avec l'impression de lire cela comme un mouton (tout en se disant que c'est quand même pas bien folichon) et en ayant déjà l'impression de savoir comment les personnages vont réagir et ce qui va se produire. Manque total de surprises, bonnes comme mauvaises.

Du coup, pour ma part, cette histoire aura manqué vraiment trop de mordant, de frissons, pour m'immerger. L'univers est sympa, la plume d'Ally Condie également, mais tout reste trop simple, trop "en surface" pour me rendre accro. J'ai peut-être tort de penser ainsi, peut-être que tout bouge et se met vraiment en place dans le second tome, et que j'aurais davantage accroché avec la suite, mais je trouve qu'un auteur qui n'arrive pas à accrocher son lecteur pour de bon à la fin de son premier tome a raté son challenge. Alors, éventuellement, si on m'offre la suite, ou que je tombe dessus pour quelques piecettes en brocante ou autre, nous verrons, mais je ne l'achèterai pas neuf, ça c'est certain.

Quand je lis de la dystopie, je cherche vraiment, vraiment plus que ça ! Ce premier tome m'a paru bien fade, sans action ou rebondissement réel, et même notre héroïne, Cassie, n'a pas encore vraiment compris à la fin qu'elle ferait mieux de se rebeller, ou à peine.

 

Cali