Si c'est la fin du mondeRésumé


Avant, on était définis par des étiquettes : le sportif, l'intello, la salope, le glandeur. Mais ensuite, tout a changé. On nous a dit qu'un astéroïde arrivait. Qu'il avait deux chances sur trois de faire exploser la Terre. Il ne restait que deux mois. Deux mois pour renoncer à nos étiquettes. Deux mois pour nous aimer, pour être libres, pour être heureux. s Deux mois pour laisser une trace. Deux mois pour réaliser nos rêves. 
Deux mois pour vivre. Pour vivre vraiment.

 



Date de parution : 07/01/2016 
Editeur : Nathan 
Présentation : Broché 
Nb. de pages : 472 pages

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

Pas mal. Mais il m'a manqué quelque chose de plus "grand".

 

J'ai été pas mal longue à lire ce livre. Quasiment 2 semaines. Pour ma défense, il y a eu toute une semaine de "vacances en mode Maman", durant laquelle je n'ai pas pu lire DU TOUT. Alors bon, je ne vais pas vous dire que j'ai adoré ce livre au point de le dévorer, ce serait mentir, si ça avait été le cas, je serais arrivée à dégager un peu de temps tous les jours pour avancer. Mais ne croyez tout de même pas qu'il m'a vraiment fallu deux longues semaines pour en venir à bout parce que je l'aurais détesté.

A vrai dire, j'ai trouvé ça plutôt pas mal. Ce qui est assez moyen. Ce n'est ni vraiment bon, ni vraiment mauvais.

Le principe est très sympa, et même plutôt original, et avait à priori tout ce qu'il faut pour m'emballer pour de bon. La fin du monde arrive, on sait qu'un astéroïde, nommé Ardor, a 2 chances sur 3 d'écrabouiller la Terre comme une sale petite crèpe. De ce fait, les terriens savent qu'il leur reste peut-être seulement 2 mois à vivre. Ou pas. Mais quand même avec de très bonnes chances. Du coup, à Seattle, dans l'entourage d'un petit groupe d'ado dont nous allons faire la connaissance, c'est un peu l'anarchie. Chacun vit la chose très différemment. Interprête à sa façon ce pourcentage de chance de s'en tirer, ou d'y passer. Fait ce qu'il aurait toujours pensé faire en apprenant que la fin était proche. Ou tout l'inverse.

J'aimais bien l'idée, vraiment. Mais il m'a manqué quelque chose de plus gros. De plus mondial. De plus catastrophique, apocalyptique. Pour rendre cette histoire vraiment plus intense. Car finalement, sorti du quartier de Seatlle où évolue notre brochette d'adolescents, on ne sait pas trop ce qui se passe plus loin. Un peu dans les quartiers environnement, beaucoup, beaucoup moins dans le reste du monde.

Ce qui fait qu'on a plus l'impression d'un quartier qui part en sucette que d'une réelle fin du monde. Et j'avoue que ce côté intimiste m'a un peu gênée pour m'impliquer vraiment dans cette histoire.

Autrement, c'est plutôt pas mal en fait. Les ados sont sympas, sans plus toutefois, je ne peux pas dire que je me sois réellement attachée à l'un d'eux. Ils restent avec les problèmes de leur âge finalement, même si certains vont devoir mûrir d'un coup. Ca parle pas mal de sexe, d'amour, du besoin de l'autre. C'est mignon, quelque part. Mais j'aurais bien vu quelque chose de plus trash, une vraie révolution dans les comportements humains. Le besoin de créer une méga chouille pour fêter la fin du monde, pourquoi pas, mais ça me paraît un peu léger quand on pense qu'on va tous mourir. J'imagine que ça rendrait les gens vraiment plus à cran que ça.

En revanche, j'ai trouvé que la fin était vraiment top. Je ne vous dirai pas pourquoi. Sont-ils morts ? Sont-ils pas morts ? Il va falloir lire le roman !

Parmi nos jeunes personnages principaux, un seul m'a réellement toucheé, et ce n'est même pas celui que je pensais au départ (je pensais être plus émue par Eliza). Au final, à mes yeux, c'est Andy qui tire son épingle du jeu dans cette histoire. Andu est maladroitement touchant. Un peu paumé, mal entouré, qui ne sait ni ce qu'il veut, ni ce qu'il vaut, mais qui va vraiment se révéler au fur et à mesure que la menace approche. Il évolue, se découvre, et le résultat est intéressant.

L'ensemble de la trame est présentée comme un compte à rebours. Régulièrement, une page noire apparaît, représentant un astéroïde s'approchant chaque fois un peu plus de l'atmosphère terrestre, et un chiffre décroissant de 10 à zéro. Chacune de ces pages noires met un petit coup de pression, nous aidant à nous rendre compte que le décompte, et donc le sursis, diminue de chapitre en chapitre. Ca me paraît être une bonne idée, plutôt originale et qui apporte réellement quelque chose.

L'écriture de Tommy Wallach est agréable. Fluide, facile à lire. Jeunesse mais pas neuneu. Un titre au présent, mais le choix d'une narration au passé simple, ce qui change des yound adult entièrement rédigés au présent, et j'ai apprécié ce petit effort.

Bref, un roman qui ne sera peut-être pas dans mon top 100 de mes romans préférés de tous les temps (c'est même sûr) mais qui restera une lecture sympathique et que j'ai appréciée, malgré quelques petits et plus gros manquements à mon goût.

Cali