olivia joules

Résumé

Nous sommes toutes des Bridget Jones. Nous rêverons toutes d'être Olivia Joules ! Olivia Joules : trente ans et des poussières. Profession : rédactrice beauté et - depuis peu - agent secret. Signes particuliers : corps parfait, tête bien faite, imagination " hyperactive ". Des palaces de Miami à la soirée des Oscars, des eaux transparentes des Caraïbes au désert d'Arabie, Olivia défie les forces armées du terrorisme avec une épingle à chapeau, un soutien-gorge à armature très spéciale et un instinct de conservation à toute épreuve. Un thriller irrésistible et sophistiqué, l'humour d'Helen Fielding en prime. " Si Bridget Jones a symbolisé le style de vie des années 90, Olivia Joules incarnera celui des années 2000. ", The Times.

 

 

  • Date de parution : 02/06/2004
  • Editeur : Albin Michel (Editions)
  • Format : Grand Format
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 368 pages

 

 

 

 

 

 

1 sur 5

1/5 : Un livre sans queue ni tête, avec une héroïne sans conviction.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas aimé ce livre.

A partir de 100 pages environ, on peut même carrément dire qu'à chaque page lue, je me suis demandé si j'allais m'infliger ça encore longtemps, et si j'allais oui ou non le finir, ou l'abandonner, ou le faire tomber innocemment dans mon bain, histoire d'avoir une excuse, parce que définitivement, je n'aime pas ne pas finir un livre (éternelle optimiste, je garde toujours un minuscule espoir que ça s'arrange...)

Donc, oui, je l'ai terminé.

Donc oui, je peux le dire, je n'ai pas du tout du tout aimé cette lecture, que je me traîne depuis 8 jours.

Alors... Okay, je n'ai pas (encore) lu les tomes de Bridget Jones. Mais j'adore les films qui en sont tirés. J'adoooore Bridget, gentille barrée à laquelle on n'a pas de mal à s'identifier. Et puis connaissant le succès international de cette série, je pensais vraiment ne pas avoir à m'inquiéter en commençant un autre livre de la même auteure.

Que nenni !

 

Olivia Joules ou l'imagination hyperactive, c'est juste un méga WTF sur près de 400 pages. L'héroïne est insupportable tellement ça part dans tous les sens dans sa cervelle, elle passe de journaliste (un peu pourrie) à super espionne parce que ses déductions complètement tordues et ses intuitions plus que branlantes s'avèrent justes. Ben oui, ses boss dans le journalisme n'avaient aucune confiance en elle, par contre la CIA, oui direct, embauchée dès qu'elle émet un avis complètement farfelu, pensant avoir découvert une planque d'AL QUAIDA, et peut-être même le repaire de Ben Laden.

En fait, elle se planterait totalement dans ses idées tordues, ça pourrait sûrement être drôle, et amènerait probablement des situations cocasses, mais le pire, c'est qu'elle a raison ! Le raisonnement est complètement à l'ouest mais le résultat étant le bon, ça donne une « intrigue policière » franchement bizarre, sans queue ni tête et une enquête absolument pas crédible.

 

Olivia est elle-même un personnage bien peu crédible. Là où Bridget était une fofolle adorable et un peu chtarbée, Olivia est complètement à la ramasse. Ni drôle, ni attachante, ni addictive, voire même un chouïa énervante. Ses idées fusent dans tous les sens, bien plus vite qu'un cerveau humain normalement constitué, ce qui pourrait faire d'elle un génie, vu comme ça, mais qui fait surtout d'elle une horripilante miss-je-sais-tout-mais-je-ne-sais-rien-expliquer.

 

Alors quoi, Helen ? Que s'est-il passé ? Bridget Jones est-elle une saga aussi pourrie, magnifiée par une bonne adaptation ciné ? J'ai du mal à le croire. Donc il y a plus certainement eu un gros gros couac avec CE roman-ci, précisément. (je soupçonne l'auteure d'avoir sûrement fumé des tapis et abusé du Fébrèze...)

Sincèrement, en ce qui me concerne, ce livre n'a absolument rien pour me plaire. L'histoire n'a aucun sens, les raisonnements policiers non plus, les comportements des personnages ne sont ni crédibles, ni logiques, et, alors même que l'action est plutôt présente, je me suis beaucoup ennuyée, ce qui n'est jamais très bon signe.

Bref, je ressors de cette lecture extrêmement déçue, mais plus curieuse que jamais de découvrir Bridget Jones, car il me semble improbable que la qualité d'écriture et de l'histoire soit aussi mauvaise tout en ayant fait un succès aussi retentissant, j'ai donc envie de voir ce que donne Helen Fielding dans un bon livre.

Et puis, Madame Fielding, à un moment, faut se décider. Ecrire de la chick-litt ou écrire du policier, ce n'est pas du tout la même chose, et ça ne doit pas être abordé de la même façon. Quand on a de l'humour et de la vivacité, comme je pense que je vais en trouver en lisant Bridget Jones, on concentre ses efforts dans ce sens. Écrire un policier demande d'autres qualités, que tout le monde n'a pas (moi la première d'ailleurs). Je n'ai pas trouvé l'auteure à l'aise dans cet exercice, et vu que je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de le trouver chez Emmaüs, je suis tentée de dire que je ne suis pas la seule à avoir trouvé l'ensemble incohérent, ennuyeux et insipide.

 

Je déteste faire des chroniques très négatives, je cherche toujours à voir du positif dans tout, alors je vais juste vous dire que les dialogues, quand ils ne partent pas complètement en cacahuète, arrivent parfois à être assez drôles. Pour le reste, je vous laisse juger, mais je ne vous conseille pas ce roman.

 

Cali