les enfants du titanicRésumé 


Le 10 avril 1912, Michel Navratil et ses deux fils embarquent sur le Titanic. Tous trois partent vers l'Amérique à bord du plus beau paquebot du monde surnommé "L'Insubmersible". Mais le 14 avril, à 23 h 40, le Titanic heurte un iceberg. La tragédie commence pour tous les passagers et Michel n'a alors plus qu'une idée en tête : sauver ses enfants. Lolo a quatre ans, Monmon en a deux : pour l'Histoire ils seront désormais "les Enfants du Titanic ". 
Cette histoire est un souvenir de famille, revécu et raconté par la fille d'un rescapé du Titanic : la tragédie d'un père qui allait refaire sa vie en Amérique mais prit le mauvais bateau, le Titanic. Dans ce récit, la réalité dépasse la fiction.

 


Poche: 316 pages 

Parution : 28 janvier 1998
Editeur : Hachette Jeunesse 
Collection : Le Livre de Poche Jeunesse

 

 

 

 

 

 

5 sur 5

Une histoire qui ne me lassera jamais !

 

Toujours aussi incroyable, l'histoire de ce naufrage ! Je l'ai dévoré, ce livre !

Je suis absolument subjuguée par tout ce qui a trait au Titanic et à sa (courte) histoire. Histoire qui devient limite une légende désormais, et que James Cameron (quoi qu'on pense de son film, il n'empêche !) a largement contribué à faire connaître au grand public.

J'ai déjà lu plusieurs histoires sur le sujet, bien avant ce blog (donc pas chroniquées, dommage !), et à chaque fois, je vis ce naufrage avec la même intensité que la première fois. C'est à peine croyable. Beaucoup sont très nettement romancées, d'autres essaient de coller un maximum aux faits. C'est le cas des Enfants du Titanic.

Ecrit par la petite fille du personnage principal, (grand-père qu'elle n'a pas connu) elle est donc la fille de l'un des deux enfants rescapés. Ce côté si réaliste, si personnel, ajoute encore à l'émotion généralement ressentie à la lecture des ouvrages sur ce sujet. Elisabeth Navratil l'avoue, tout n'est pas réel, et elle a du inventer certaines parties de l'histoire, mais elle a reconstitué, avec les souvenirs de son père, qui n'avait que 4 ans au moment du naufrage, et ceux d'autres rescapés, la majeure partie du déroulement du drame.

Evidemment, on ne peut pas parler ici d'un livre d'une grande originalité, parce que mine de rien, tous les romans et films sur le Titanic finissent par se ressembler, forcément, notamment dans la description du naufrage, mais le fait de savoir que le petit Lolo et son petit frère, ainsi que leur père, ont vraiment existé, et ont connu cette dramatique catastrophe, fait de ce livre un document à part, en ce qui me concerne, qui m'a fait ressentir encore plus d'émotion, encore plus de passion.

J'ai dévoré ce livre en même pas 2 jours, j'ai été tout à fait passionnée par les évènements, je n'ai pas vu défiler les pages. Quelle efficacité dans ce récit, quelle émotion pure ! En tant que parent, c'est tout bonnement impensable de devoir laisser ses enfants partir en chaloupe en se sachant perdu, et pourtant, quelle preuve de courage !

Tous les personnages m'ont plu, toutes les descriptions m'ont enflammée, tous les évènements m'ont captivée. Et pourtant, bien loin de satisfaire ma faim dévorante d'en savoir un maximum sur ce magnifique bateau, je n'ai qu'une envie, plonger dans un autre livre, un autre film, en savoir encore plus !

L'histoire de ce paquebot, ce monstre qualifié d'insubmersible par ses constructeurs, montre à quel point la soif de gloire et de puissance des hommes est peu de chose face à la colère de la nature et des éléments. Au contraire, leur sentiment de toute puissance les pousse à se penser invincibles, leur volonté de faire toujours mieux à mettre en danger les vies de personnes innocentes,  sacrifier sur l'hôtel de la renommée internationale et de la richesse des gens qui leur ont fait confiance.

Car oui, ce naufrage est un drame, mais c'est surtout le résultat de l'égo démesuré de plusieurs acteurs principaux. Le capitaine Smith, les commandants de bord, Ismay, le président de la White Star line, et même, à moindre mesure, Andrews, l'architecte qui a conçu le navire avec trop d'assurance, tous ont contribué à l'issue fatale de ce géant des mers. Chacun a comis une erreur et a participé à la responsabilité générale des quelques 1500 morts cette nuit du 14 avril 1912. Ils ont chacun pris les pires décisions possibles, et ont à eux tous fortement précipité le paquebot au fond de l'océan. A vouloir trop en remontrer aux concurrents, ils ont engendré le pire, et ce, dès le premier voyage du Titanic, qui a sombré lors de son voyage inaugural.

L'idée du calvaire pendant le naufrage, de la souffrance avant de mourir, des rescapés pleurant leurs morts (la majorité sont des femmes, dont les maris sont restés galamment à bord, selon la règle "les femmes et les enfants d'abord"), est absolument insupportable.

Elisabeth Navratil raconte tout cela avec respect et finesse, dans la peau d'un jeune père d'environ 22 ans (si ma mémoire est bonne) et de ses deux fils, tout petits encore, de 2 et même pas encore 4 ans. Et observer cette catastrophe à travers les yeux de personnes ayant réellement existé lui donne une dimension encore plus incroyable.

Bref, j'ai adoré ce récit, qui attise encore davantage ma passion pour l'histoire du Titanic. Là tout de suite, je n'ai qu'une envie, rererererererevoir le film de Cameron, trouver encore d'autres bouquins, et lire rapidement les 2 ou 3 qui me restent encore dans la bibliothèque.

Je vous le conseille si c'est un sujet qui vous intéresse !

Cali