les sentinelles du futurRésumé


2359. La Terre est à l'agonie. Mais à New York, une poignée de femmes et d'hommes qui se déplacent dans le Futur l'ont promis : l'avenir est radieux, ils l'ont vu de leurs propres yeux. Le jeune Elon, élève à l'Académie et doté d'un pouvoir exceptionnel, rêve d'entreprendre ce voyage vers une époque meilleure. 2659. Un ennemi invisible a attaqué la Terre. Nuts est une survivante. Sa ville est en ruine, la planète entière est dévastée.
Et si le seul espoir possible venait du passé ? 

 



Date de parution : 05/09/13
Editeur : Syros
Collection : Soon
Présentation : Broché
Nb. de pages : 297 pages

 

 

 

 

 

 

2 sur 5

Moyen moins. La faute à un côté trop brouillon.

 

Bon. Ben bof, bof, hein... L'histoire n'était pas désagréable, mais, il y a quelque chose qui m'a vraiment empêchée d'accrocher, outre le fait que les personnages m'ont laissée totalement indifférente, c'est un côté très brouillon bien prononcé.

Pas flou, non, on n'a pas de mal à suivre ni à comprendre. Juste brouillon. Pas clair, pas fluide. Ca ne coule pas tout seul, on lit par saccade, le rythme ne s'établit pas sans mal. La faute aux sauts dans le temps époque d'Elon / époque de Nuts, à 300 ans d'écart. Les voyages temporels sont un exercice extrêmement casse gueule pour un auteur. Je ne peux pas dire que Carina Rozenfeld ait fait de MEGA bourdes ou se soit totalement mélangé les pinceaux avec son passé, son présent et son futur, pas vraiment non. Mais c'est pas clair, l'équilibre est un peu... branlant, je dirais. Précaire. On sent que ça peut s'écrouler à tout moment. Du coup, on ressent comme un manque de confiance dans la construction de cette narration. On ne trébuche pour de bon à aucun moment, mais cette possibilité nous angoisse, clairement. Du coup, comment apprécier réellement ce qu'on lit quand on a peur que tout l'édifice narratif s'écroule comme un chateau de cartes ?

Et puis, soyons totalement honnête tant qu'on y est, je me suis un petit peu ennuyée dans cette histoire. Pas complètement, pas tout le temps, mais un petit peu. Il y a de beaux moments, mais il y en a beaucoup aussi qui restent plutôt plats.

Les personnages principaux, comme les secondaires m'ont laissée de marbre. Je ne m'y suis ni attachée, ni identifiée. Micko, peut-être, sortait un petit peu du lot, mais c'est vraiment un personnage secondaire, alors ça n'aura pas été suffisant.

Je ne peux pas vous révéler ce que je sais de "l'ennemi invisible qui attaque la Terre" mentionné dans le résumé, mais je peux vous dire que cet ennemi m'a déçue. Et je ne dirais qu'une chose "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire." Ben voilà, la conclusion de ma lecture, c'est ça. Un poil trop facile.

Ce livre est un roman jeunesse, donc, on n'est pas là pour lui demander quelque chose de très compliqué, de très savant, ou d'incroyablement littéraire dans l'écriture. Malgré tout, je crois qu'on est en droit d'attendre un tout petit peu plus que ce qui nous est servi là.

Pourtant, il y a eu quelques moments où j'ai vraiment pris du plaisir, et je n'ai pas été très longue pour lire ce livre, ce qui signifie que c'est quand même une lecture agréable. Mais l'impression générale qui me reste à la fin n'étant pas complètement positive, je ne peux pas donner une meilleure note.

Et c'est dommage, car si ce roman avait été un peu plus travaillé, avait gagné un peu en assurance, je pense qu'il aurait vraiment pu me plaire, au lieu de se contenter d'être "moyen". Il y avait de bonnes idées, même si un peu éculées, et j'aurais aimé les voir un peu plus aprofondies, et l'auteure s'engager pour de bon.

Le dernier point négatif pour ma part fut le méga méga méga happy end (pardon si vous trouvez que c'est déjà trop en dire que de vous dire ça) général, qui aurait pu se contenter d'être un message écolo optimiste, mais qui s'avère en fait un bien niais et totalement irréaliste feu d'artifice de happy end concernant tous les fils rouges de l'histoire, chaque petite trame secondaire a sa fin heureuse, et c'est trop, vraiment. On aime une fin heureuse de temps en temps, c'est vrai, et le message écolo pour la planète méritait de passer, mais une explosion de bisounours arc-en-ciel comme ici, c'est too much, même pour moi qui suis une éternelle naïve (du coup, j'imagine même pas pour les lecteurs qui n'aiment que les fins atroces lol).

Au final, ceci est ma deuxième lecture de cette auteure, avec La symphonie des abysses qui m'avait déjà moyennement emballée. Je pense que Carina Rozenfeld et moi ne sommes juste pas faites pour avoir une belle histoire d'amour, c'est tout, cela arrive. Y a pas le feeling, on va pas se forcer :D. Disons, pour faire un parallèle avec la vie, on pourrait être copines et bien s'entendre, comme ça, en se voyant une fois de temps en temps, mais pas les best friends forever, car nous n'avons pas la même vision des choses. Je ne capte pas les messages qu'elle essaie de m'envoyer. Je l'entends, je trouve sa conversation intéressante, mais je ne vois pas où elle veut en venir.

En résumé, c'est une lecture qu'on ne gardera pas longtemps en mémoire, mais qui peut constituer un entre-deux rapide entre deux lectures plus exigeantes. Il ne faut pas en attendre beaucoup de ce livre, au risque d'être cruellement déçu, mais il se lit vite et possède une trame sympathique qui peut faire office de passe-temps acceptable, notamment pour les plus jeunes lecteurs.

 

Cali