Arkem 1 - Yanis déesse de la mortRésumé

Née dans la douleur et dans la mort, fille d’un démon de Rhynantes et d’une Princesse des Elfes, elle est l’héritière de deux races qui se haïssent et qui ne cherchent qu’à se détruire. Élevée dans les mystères d’un culte issu des profondeurs de temps révolus, elle est l’image radieuse de la mort, la réincarnation d’une déesse terrible. Mais son héritage la tourmente. Que lui veulent cet elfe, cet oiseau noir bavard, ce magicien troublant, et quels sont ces pouvoirs qui la hantent et qu’elle n’ose deviner ? De la pierre pâle aux reflets liquides qu’elle porte depuis sa naissance, elle ne sait rien, sinon qu’elle a en elle une étrange chaleur, et qu’elles sont liées par une puissance inconnue.
Mais dans la sombre tour de Ragnarok, les forces issues des ténèbres se rassemblent. Et Raban Siwash, l’Innommable, n’aura de cesse de la rejoindre pour la tuer.

 

 

Editions du Riez
Broché
Paru le : 01/09/2012
Nb. de pages : 320 pages

 

 

 

 

3 sur 5

Une bonne introduction ?

 

Au moment de fermer ce livre, j'entrevois 2 possibilités : 

1 - Soit ce tome est une bonne introduction à une suite qui pourrait s'avérer plus ennivrante, mais il ne se suffit pas complètement à lui-même.

2 - Soit la suite reste sur le même moule, et je risque de ne pas poursuivre au-delà du tome 2

Je suis pour le moment évidemment incapable de dire ce qu'il en sera.

Pour ne vous parler que de ce premier tome, je vais vous donner mon ressenti.

Tout d'abord, je n'ai jamais été tellement attirée par cette couverture. Je pense que je ne me le serais pas offert moi-même si ma petite Marly ne s'en était pas mêlée (oui je sais, juger un livre à sa couverture, c'est mal.) Pourtant je sais que cette illustration a son petit succès parmi les lecteurs, mais pour mes goûts personnels, c'est un peu loin de ce que j'aime. Les couvertures des tomes suivants me font faire le même constat.

Mais bon, soit, Marly ayant pallié à mes préjugés, (très souvent infondés) ce premier tome d'Arkem (dédicacé par son adorable auteure, Valérie Simon, une personne qu'on gagne à fréquenter, même virtuellement, car elle est vraiment charmante) s'est finalement retrouvé dans ma bibliothèque (avec son petit frère le tome 2)

Donc bon, couverture à mon goût ou pas, je savais que j'allais le lire :)

Les deux premiers jours de lecture, j'ai été leeeeeeeeeeeeente, mais leeeeeeeeeeeente, à avancer ! Je n'arrivais absolument pas à entrer dans l'histoire, et j'avais vraiment l'impression que je n'allais pas aimer du tout. Je voyais bien sûr parfaitement que ce n'était pas une question de qualité, car le texte est travaillé, et le style également. C'était donc soit une question de goût, soit une question de timing (mauvais moment pour le lire ?)
Bref. Après 60 à 100 pages (1/4 à 1/3 du livre, quand même) ça a commencé à aller un peu mieux, et je me suis sentie plus "concernée" par ce que je lisais, un peu plus plongée dans l'histoire. Je commençais à y prendre goût davantage et à avoir un peu plus envie d'ouvrir mon livre entre 2 pauses. A partir du moment où le bébé fait son apparition, en fait, car il s'agit de notre héroïne et on sent tout de suite, dès son apparition, que l'histoire entière va prendre un autre tournant.

J'ai continué ma lecture, avec plaisir, mais sans réelle passion, avec un regain d'intérêt sur la toute dernière partie, qui "bouge" un peu plus.

Arkem, la pierre des ténèbres, est une saga fantasty que je qualifierais (pour l'instant) de light fantasy. Jusque là, à part un mage, des elfes et des démons, rien de bien exceptionnel ni compliqué à comprendre. Quelqu'un qui n'aurait jamais lu de fantasy pourrait très bien commencer par celui-là, pour une découverte du genre en douceur. L'univers inventé par l'auteure n'est pas trop complexe (pour l'instant toujours) et les créatures fantastiques sont basiques.

Yanis, fruit des amours d'une elfe et d'un démon, est abandonnée tout bébé dans le monde des humains, loin des guerres qui sévissent chez les immortels, et dont elle ne pourra être qu'une cible privilégiée en restant, étant l'enfant de l'amour entre deux peuples ennemis de toujours. Présentée à sa future nourrice comme une déesse, la déesse de la mort, celle-ci en profitera pour modeler Yanis selon ses souhaits, et surtout, ses intérêts. Yanis est alors élevée, certes à l'abri des batailles des deux peuples dont elle est issue, mais en total isolement. Crainte comme la déesse qu'elle est censée être, et malaimée, Yanis grandit avec un regard étriqué sur le monde, dont elle ne connaît que le temple dans lequel elle est enfermée. Jusqu'à une rencontre inattendue, dans la crypte où le trésor accumulé par leur culte est gardé. Un mage. Qui va peut-être ouvrir un peu les yeux de notre petite déesse et lui révéler les mystères de la pierre qu'elle porte depuis toujours autour du cou.

Donc, voilà. Ce fut une gentille lecture, mais qui ne m'aura pas déclenché de passion. Je n'ai pas trouvé l'histoire excessivement originale, je n'ai pas trouvé les personnages vraiment attachants, ils m'ont plutôt laissée indifférente, et j'ai suivi les évènements de manière relativement détachée. J'ai trouvé ce premier tome un peu longuet, un peu vide, un peu léger. Ca manquait de passion, de rebondissements, et d'action pour que je sois vraiment embarquée. Néanmoins, ça s'est laissé lire, et je suis loin d'avoir passé un moment désagréable.

Par ailleurs, même le style de Valérie Simon, que je qualifiais plus haut de travaillé, auquel je concède sans souci une richesse de vocabulaire et une certaine poésie, malgré quelques tournures parfois un peu hasardeuses, n'aura pas su me faire vibrer. Pas le feeling ? Oui, ce n'est probablement pas plus compliqué que ça, car je n'ai vraiment rien à reprocher à la plume de l'auteure.

J'ai hésité entre 2 coeurs et 3 coeurs pour cette chronique. Si j'avais pu, je crois que j'aurais mis 2.5, pile poil la moyenne. Ca aurait bien représenté le fait que c'est le tome suivant qui déséquilibrera la balance d'un côté ou de l'autre.

Donc, pour résumer les choses, je dirais que si ce tome est censé être une introduction pour une suite plus envoûtante, ça va. En revanche, si tous les tomes sont du même gabarit, je ne pense pas vouloir aller plus loin que le tome 2, en qui je place tous mes espoirs.

Disons que ça va, comme lecture, mais que maintenant, il faut que ça bouge. Il faut que l'histoire se complexifie, il faut que les personnages prennent de l'ampleur, il faut que l'émotion surgisse ! J'attends donc beaucoup du prochain tome, car c'est celui qui me fera finalement juger le tome 1 de façon définitive.
J'ai rarement eu ce sentiment en commençant une saga, mais là j'ai trop peur de me planter en me disant définitivement, sur la base de ce seul premier tome, que la saga entière n'est pas pour moi.

En tout cas, je suis bien désolée de n'avoir pas été embarquée davantage par cette lecture, d'abord parce que j'aurais aimé faire une meilleure pub à l'auteure, mais aussi parce que bon nombre de mes copains blogueurs ont vraiment beaucoup aimé cette histoire. Du coup, j'ai un peu l'impression d'être passée à côté de l'histoire. Bien possible...

 

Cali