Mémé dans les orties

Résumé


Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.
Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.
Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.
Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.


Attention : cure de bonne humeur en vente libre !

 


Date de parution : 15/05/2015
Editeur : Michel Lafon
Présentation : Broché
Nb de pages : 283

 

 

 

3 sur 5

Un humour grinçant ! Entre Tatie Danielle et Raymond et Huguette :)

 

Quand Michel Lafon nous a proposé de découvrir ce livre, j'avoue que je me suis portée volontaire tout de suite. La quatrième de couverture donne le ton, et on sait tout de suite qu'on ne doit pas attendre de ce livre autre chose qu'un humour piquant et un bon moment de détente.

Et il se trouve que je n'ai pas été déçue.

Si vous connaissez le film (plutôt vieux) Tatie Danielle, et que vous l'avez apprécié, je pense que Mémé dans les orties vous convaincra tout autant. Evidemment, si le ton du film ne vous a pas fait rire, ce roman non plus, passez votre chemin ! Mais si la vieille Danielle avait su vous charmer par son mauvais caractère et ses mauvais tours, puis vous émouvoir par sa solitude et son incapacité chronique à la gentillesse et à la sociabilité, notre petit Papy Ferdinand y arrivera de même, j'en suis persuadée !

C'est un personnage à la fois très drôle, dans le genre pince-sans-rire, assez triste et pathétique, pas facile à comprendre et à pardonner. Un personnage que vous allez adorer détester, puis que vous voudrez absolument voir heureux.

Lorsque Ferdinand raconte, à la petite Juliette notamment, la seule, avec la pimpante nonagénaire Béatrice, à avoir gratté un peu la carapace coriace de cet homme acariâtre et a avoir fait l'effort de pousser la porte de son appartement et de son coeur, sa vie avec son ex-femme, il y a vraiment un petit quelque chose de nos pétillants Raymond et Huguette, de la série tv française Scènes de Ménages. A l'instar de Raymond, Ferdinand assume totalement s'être montré absolument odieux pendant leur mariage, sous couvert de la franchise. Il est totalement responsable de la fin de son mariage, et s'il le sait inconsciemment, il n'est toutefois pas du genre à le reconnaître. C'est toujours la faute des autres, et particulièrement celle de "pas de chance". En effet, il estime juste qu'il n'a pas eu de chance avec les femmes ! En aucun cas il ne se remet en cause.

Lorsque sa chienne Daisy disparaît, sa vie s'écroule. Elle était tout ce qui lui restait. Il est désormais complètement seul et envisage sérieusement d'en finir. Mais l'arrivée dans sa vie de Juliette, fillette précoce, limite petit génie, et de Béatrice, plus âgée mais tellement plus pleine d'énergie et de vigueur et d'enthousiasme, vont changer la donne. Ferdinand se surprend lui même à avoir de nouveau envie de partager des choses et reprend goût à la vie.

Je me suis demandé comment Aurélie Valognes avait pu raconter tant de choses, et si bien les approfondir, en si peu de pages. C'est assez impressionnant.

J'ai trouvé ce roman frais et drôle, j'ai beaucoup aimé le personnage de Ferdinand et sa relation avec Juliette surtout.

Voilà un livre qui vous fera sourire, et qui vous aidera peut-être à voir les autres autrement, et à chercher plus loin sous le vernis leur vraie personnalité. Tout le monde a un côté qui mérite d'être aimé, même s'il se donne du mal pour le cacher. Et dans sa propre famille particulièrement. Ne laissons pas un défaut d'un parent nous séparer.

Cali