la voleuse sans ombreRésumé
Grâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se rendre invisible. Un don partagé par son frère Hantje et qui ferait d'eux des voleurs hors pair, s'ils n'avaient renoncé cet héritage et refusé de devenir de véritables " spectres " s'enrichissant grâce à des larcins faciles. Pourtant, un matin, Hantje a franchi l'interdit. Tandis qu'il dérobait les trésors des salamandres, cruelles créatures avides d'or et de pierreries, il s'est fait capturer. En échange de la liberté de son frère, Melke doit à son tour enfreindre sa promesse et voler pour le compte des salamandres un collier détenu par les descendants d'un famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eu une horrible malédiction. Un insupportable dilemme commence alors pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle des gens qu'elle doit condamner pour le sauver...

 



Date de parution : 03/02/2009 
Editeur : Bragelonne 
Présentation : Broché 
Nb. de pages : 401 pages

 

 

 

 

 

 

 

4 sur 5

4/5 un livre étonnamment addictif !

 

Je savais très peu de choses sur ce livre en le commençant il y a quelques jours. Juste qu’il avait plu à un certain nombres de chroniqueurs, mais j’ignorais pourquoi, n’avais pas lu de chroniques, et ne connaissais absolument pas l’histoire.

En le sortant de ma PAL, j’ai lu le résumé. Entre le titre, la couverture (très jolie) et le résumé, on se fait une certaine idée du roman. On pense qu’il y aura beaucoup d’action et surtout beaucoup de magie. Que Melke va sûrement vivre un tas de choses et s’en sortir grâce à son étrange pouvoir.

En effet, Melke est un spectre, une voleuse (on le répètera beaucoup beaucoup tout au long des 400 pages !). Elle a la particularité de pouvoir se rendre invisible quand elle le souhaite. Bien pratique quand il s’agit d’aller dérober des choses au nez et à la barbe de leur propriétaire.

Mais finalement, ce n’est pas trop le but de cette histoire.

Certes les personnages ont tous un grain de magie, à différents degrés, certes on va rencontrer des créatures curieuses, qu’on n’a jamais vu dans un aucun autre univers (enfin, en tout cas, moi pas, mais je suis loin d'avoir beaucoup de connaissances dans le domaine). Le psaaron, énorme créature des mers, ou les salamandres à taille humaine, mi-humain(e)s mi-lézards, qui ont toutes un côté un peu (beaucoup) vicieux et qui aiment bien se faire une partie de jambes en l’air de temps en temps, avec un humain, surtout si c'est en le forçant. Certes, dès le début, Melke et son frère Hantje sont des voleurs, des spectres, pas très appréciés. D’ailleurs, ils ne s’aiment pas beaucoup non plus (pas l’un l’autre, mais eux-mêmes. Ils sont honteux de ce qu’ils sont, en colère d’être forcés de l’être, et rêvent d’une vie normale.) Mais là encore, ce n'est pas ce côté-là qu'on va forcément retenir du livre une fois fini.

Le livre débute sur une poursuite effrénée. On ne peut pas dire, ça démarre fort et on est tout de suite propulsé dans une certaine ambiance. Dès les premières pages, j’ai bien aimé ce que je découvrais.

Le rythme ralentit ensuite beaucoup. Car finalement, l’histoire n’est pas tant une aventure haletante qu’une découverte humaine. 4 personnes très différentes qui se rencontrent, qui ont toutes les raisons de se détester, et de ne surtout pas s’entraider. Et pourtant…

De pouvoirs magiques en malédiction, les 4 personnages vont se lier inextricablement, sans le chercher, sans même le vouloir d’ailleurs. Ca va prendre du temps, ça ne se fait pas en un jour, et pourtant, toute la lecture se passe avec un certain sentiment d’urgence.

C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman.

Certains lui reprocheront une certaine lenteur pendant près de la moitié du livre, mais, pour ma part, j’ai aimé ce côté montagnes russes, ces cassures dans le rythme, car Emily Gee amène aussi efficacement les scènes d’action qu’elle reflète les sentiments, la psychologie des personnages. Alors, certes, le rythme est un peu en dents de scie, mais finalement, je ne l’aurais pas aimé autrement. Il nous permet de nous attacher, et de découvrir nos héros avec plus de profondeur, de comprendre leurs raisonnements, leurs pensées.

 Je n’en suis pas au coup de cœur, mais j’ai vraiment passé un excellent moment. Après j’ai trouvé quelques faiblesses parfois dans la narration, quelques répétitions, quelques étirements qui auraient pu être évités, mais cela n’a pas entaché le plaisir que j’ai eu à découvrir cette histoire, et à vivre l’aventure de Melke, Hantje, Liana et Bastian. Sans oublier le chien Endal, un compagnon fidèle et exceptionnel que j’ai énormément apprécié.

 

Bref, je vous conseille ce roman, ce n’est peut-être pas la perle du siècle mais on passe vraiment un moment très agréable, dans une histoire très prenante avec de chouettes personnages, et une trame bien construite, et cohérente. Et ça fait du bien, tout simplement :)

 

Cali