nos faces cachées

Résumé


Le roman phénomène de l'auto-édition Young Adult, best-seller aux États-Unis. Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

 

 

Broché
Editeur : R-JEUNES ADULTE

Parution :22 janvier 2015
Collection : R

4 sur 5

Une très belle histoire sur les vrais sentiments.

 

Ce livre est doublement spécial sur mes étagères. D'abord il constitue le centième SP obtenu de manière personnelle (hors forums donc), et c'est le tout premier livre que je termine en 2015 ! Il va donc avoir une place de choix dans ma petite tête de lectrice, après les 88 livres dévorés en 2014, et j'en conserverai je pense un souvenir assez net. Ce qui tombe plutôt pas mal, car il s'est avéré être une très bonne surprise, même si ce ne sera pas un coup de coeur, comme je vais vous l'expliquer.

Nous sommes ici plus dans la catégorie New Adult que Young Adult, et ça se ressent dans la profondeur des thèmes abordés. C'est moins superficiel, plus élaboré. Plus sombre aussi parfois.

Durant le premier tiers du roman, je vous l'avoue, j'étais assez perplexe. Je ne voyais pas du tout où nous allions, où l'auteure allait nous emmener, et d'où allait pouvoir venir "l'émotion" que tous les lecteurs VO avaient annoncée. Mais la lecture était très fluide, très facile, prenante, j'ai donc poursuivi sans me poser plus de questions. J'avais cependant l'impression que les choses s'enchaînaient un peu vite, et qu'on passait très rapidement des bancs du lycée aux emplois de nuit, aux bébés, à l'armée... J'ai compris ensuite que c'est surtout parce que la période adolescente n'est pas du tout ce que veut raconter ce livre, au final, il s'agit plus de poser les bases, et d'expliquer comment tout le monde se connaît, et l'histoire de chacun.

Le livre prend ensuite un très net tournant, avec des personnages jeunes, mais adultes d'environ 20 ans et les déboires qu'ils vont rencontrer dans leur vie.

Maintenant qu'il est terminé, je peux vous le dire, je n'ai pas été touchée par l'émotion à la même échelle que d'autres lecteurs. Je l'ai été oui, dans une certaine mesure, mais je n'ai ni pleuré, ni ragé, ni sauté de joie. En même temps, tu me connais, il n'y a que très peu de livres qui m'ont fait ce genre d'effet. Du coup, ça vient ptet de moi ^^.

Cela dit, j'ai vraiment passé un excellent moment tout de même, et, si je n'ai pas pleuré, j'ai été très suffisamment happée par ma lecture (passé le premier tiers, donc) pour me rendre compte que j'étais complètement dans l'histoire aux côtés des personnages. Oui, il y a des évènements très tristes dans cette histoire, des choses très dures, des histoires marquantes, des sentiments cruels, des difficultés à surmonter.

Mais ce n'est pas ce qu'on retiendra de ce livre, qui est plus une ode à l'espoir, au courage de s'assumer tel que l'on est, à la beauté des choses et des gens, au pouvoir de l'amour, de l'amitié, et de ces sentiments positifs capables d'effacer, ou du moins de cicatriser, les côtés plus noirs de l'existence.

Ce livre vous fera prendre conscience qu'on est tous, quelque part, à la fois la Belle et la Bête aux yeux des autres, selon qui nous regarde. Et que ce qui compte le plus, ce qui reste, ce qui ne change jamais quelle que soit l'apparence physique, ce contre quoi le temps et les évènements ne peuvent rien, c'est ce qu'on a dans le coeur, et c'est là que se cache la vraie beauté ou la parfaite laideur.

J'ai énormément apprécié les 3 personnages principaux du roman, Bailey Sheen, un jeune homme myopathe en fauteuil roulant, Ambrose Young, l'idôle de la ville, celui à qui tout sourit et tout réussi, du moins dans un premier temps, et Fern Taylor, la fille du pasteur, une adolescente passable, pour ne pas dire plutôt moche, mais qui va grandir, s'épanouir, et dont l'enveloppe extérieure finira par ressembler à la jolie fleur qu'elle est à l'intérieur. Ca peut paraître un peu gnangnan balancé comme ça, mais je vous assure que c'est très bien amené dans le roman. Je me suis beaucoup attachée à eux et à ce qui peut leur arriver. Sans m'identifier toutefois, ils sont un peu jeunes pour cela malgré tout. (tu remarqueras que ce sont les héros qui sont trop jeunes, et pas moi qui suis trop vieille ^^)

Ce petit trio, et quelques autres personnages autour, vont avoir un certain nombre de choses à surmonter, et c'est l'amitié, ou l'amour, qui les lie qui les fera tenir. C'est une belle histoire, vraiment. Pleine de positivisme, et de joie, malgré les difficultés parfois insurmontables. Ils surmontent tout, ensemble.

Plus le roman avance et plus on est pris par l'histoire, sans vraiment s'en rendre compte. L'auteur a habilement disséminé les évènements phares, souvent très difficiles pour nos héros, et relance à chaque fois l'intérêt du lecteur grâce à un très bon équilibre dans sa narration.

Le style d'Amy Harmon n'a rien de particulièrement remarquable, comment souvent dans ces romans Young/New adult, écrits au présent. Il se fait surtout oublier au profit d'une histoire particulièrement prenante, mais il est fluide, évident, facile d'accès, immergeant. On n'en demande pas plus. Je rêve pourtant de romans dans cette catégorie, aux histoires simples et envoutantes, qui seraient écrits avec une plume vraiment stylée, un phrasé vraiment riche et soutenu, qui me ferait vibrer sûrement davantage. Mais il faut admettre que ce ne sont en général pas des histoires qui s'y prêtent.

Bref ! C'est un livre touchant, avec des personnages et des évènements émouvants (je veux dire, si tu as la larme plus facile que moi, y a carrément moyen que tu pleures !) qui t'apporte un petit quelque chose dans ta vie, un sentiment de te découvrir un peu, une envie de profiter des jours qui te restent (qui sait combien de temps tu as encore pour profiter des tiens ?) pour être quelqu'un de meilleur, pour aimer ton entourage et le lui dire, pour être une personne foncièrement bonne... Et je pense que faire ressentir ce genre de choses, pour un livre, c'est déjà merveilleux.

Je profite de cette première chronique de l'année pour remercier la collection R. Non seulement pour leur confiance, mais aussi pour leur façon d'impliquer les blogueurs partenaires dans tout le processus d'édition, pour nous faire nous sentir importants du début à la fin, mais encore, et surtout, pour cette magnifique collection, qui ne cesse de surprendre, de grandir, de mûrir, et de nous offrir de beaux moments de lecture comme celui-ci. Je n'ai pas tout aimé, évidemment, mais globalement, c'est une collection qui se garde une place de choix dans ma vie de lectrice. Alors bonnes année 2015 à la Collection R, à qui je souhaite de continuer sur cette belle lancée, et de nous faire partager encore et encore plus de romans intéressants et variés, pour tous les goûts. Merci.

Cali