zombie story T1 - Zombie Island

Résumé  
A la suite d'une catastrophe mondiale les pays plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. A la recherche d'un remède au virus, un groupe d'adolescentes surannées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l'île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d'être le destin le plus terrifiant...


Date de parution : 20/01/12
Editeur : Milady
Format : Poche
Présentation : Broché
Nb. de pages : 412 pages

4 sur 5

Un 4/5 qui tend sur le 4.5 /5, j'ai beaucoup aimé !

 

 

Eh bien ma foi, il était cré cré bien ce petit livre de zombies !! :) J'ai passé un excellent moment, je ne me suis pas ennuyée, et l'auteur a même réussi à me surprendre parfois, ce qui commence à devenir difficile dans le domaine du mort-vivant ! :)

Bref, je le referme plutôt très positive. Le seul point qui m'empêche de lui mettre une note plus élevée (bien qu'elle soit déjà bien haute :D ) c'est que j'ai quand même mis 7 jours à le lire. Bon certes, j'ai beaucoup moins de temps pour lire, et suis beaucoup moins en forme le soir pour m'enfiler des pages et des pages, mais tout de même. Quand je suis passionnée par ce que je lis, vraiment passionnée, je fais passer tout le reste après. Facebook, les jeux, les soirées film/série avec le chéri, hop, je monte à 22h et je lis ! Bon là je ne l'ai pas fait. J'ai ouvert mon livre dès que j'avais 5 min, mais je n'ai pas tout laissé tomber pour le lire.
Donc, c'était très bien, mais pas assez pour un coup de coeur, tout de même ;)

Je vous disais que David Wellington avait su me surprendre. En effet, il y a quelques orginalités dans cette histoire qui m'ont plutôt convaincue. J'ai toujours aimé quand, sur un thème plutôt éculé, l'auteur essaie de sortir des sentiers battus pour nous proposer quelque chose d'un minimum nouveau (je dis ça alors que j'aimerais les zombies même si je devais lire, et relire, et rerelire la presque même histoire encore et toujours). Il faut avouer qu'un petit coup de balai dans la poussière, ça permet de respirer un peu mieux :) (Cali, la reine de l'expression imagée, lol) (et de la parenthèse).

Dans ce livre, on ne sait pas trop ce qui a causé l'épidémie. On débarque dans l'histoire alors que c'est déjà un sacré carnage mondial. Genre il reste 2-3 survivants dans les villes, et un groupe armé en Somalie. Tout le reste, c'est du bouffeur de cervelle. Des millions et des millions de zombies, partout. Chaud les marrons ! C'est dans ce groupe Somalien qu'on va démarrer l'histoire.

On suit un narrateur adulte, qui parle à la première personne (et dont j'ai oublié le prénom... Ptet même qu'on ne le sait pas du tout) qui se retrouve donc dans ce groupe Somalien, entouré d'adolescentes en uniformes d'écolières, armées jusqu'aux dents, et ayant reçu une formation militaire.

Pour diverses raisons (dont sauver la vie de sa fille de 7 ans), notre narrateur va devoir partir en mission en Etats-Unis, enfin, ce qu'il en reste, et survivre avec son groupe pour ramener en Somalie quelque chose qu'on les a envoyé chercher.

Grosso modo, voilà les grandes lignes. Mais bien sûr, ce ne sera pas simple. Le monde est envahi par les zombies, affamés et sans pitié.

Jusque là, rien de méga original. Sauf qu'on en rencontre un un peu chelou, de zombie. Un ancien médecin, qui, croyant sa dernière heure de toute façon arrivée, a décidé de se donner une chance. Plutôt que se faire bouffer comme une carbonnade, il a décidé de se donner la mort, et, grâce à une ingénieuse installation, a tenté ce faisant de continuer à alimenter son cerveau en oxygène, espérant ainsi échapper à la triste destinée du zombie de base, à savoir, errer, con comme ses pieds décharnés, avec pour seul moteur son instinct pour se nourrir. Effectivement, en limitant les lésions neuronales causées par le manque d'oxygène entre la mort et la non-mort, il espère limiter les dégats. Et voilàààà, super zombie est né ! 

 

Un zombie, mort et bien mort, qui pourtant, parle, réfléchit, comprend, et est capable de penser des stratégies militaires ou vicieuses, ou les deux (il fait des trucs de dingue, mais je ne peux pas tout vous raconter, quand même !). Voilà qui va mettre pas mal de batons dans les roues de notre petit groupe !

La voilà l'originalité. La méthode employée par Gari-le-super-zombie pour se donner la mort sans perdre sa cervelle m'a paru convaincante, le bordel que ça engendre derrière aussi, et les conséquences sur l'histoire changent complètement la donne, pour obtenir une recette qui marche plutôt pas mal !

Ce n'est pas du tout un livre spécifique pour ado, même si on suit un groupe de gamines, on est surtout dans la tête d'un adulte, le langage n'est pas édulcoré, les évènements qui s'enchaînent non plus.  L'écriture de David Wellington est fluide et adulte, bref, aucune raison de ne pas découvrir cet ouvrage.

J'avais lu ici et là certains avis qui disaient que ce livre partait un peu trop dans tous les sens, qu'on ne savait pas où donner de la tête, que les théories et élements étaient trop nombreux au point qu'on se perdait en route. Je n'ai pas du tout eu cette sensation, au contraire. J'ai trouvé chaque élément très cohérent dans le délire de l'auteur, et formant un bel ensemble, original et intéressant.

La fin m'a décroché la machoire (pas en quelques lignes balancées comme ça, juste pour te mettre un coup de pression, mais sur plusieurs pages, une fin, qui fut une vraie fin, et une vraie fin d'histoire de zombie quoi, ou tout ne se termine pas forcément bien, loin de là !) J'ai adoré !

Il va maintenant falloir que je me procure les suites, Zombie Nation et Zombie Planet, que j'ai très très envie de lire !

Bref, je suis enchantée de cette découverte qui n'a fait qu'augmenter mon amûûûûûûr pour mes zombies chéris ! :D

 

Cali