kate daniels Résumé

À Atlanta deux réalités s'opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu'elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l'occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi. Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n'attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

 

 

  • DATE DE PARUTION : 18/11/11
  • EDITEUR : Milady
  • COLLECTION : Bit-Lit
  • FORMAT : Poche
  • PRÉSENTATION : Broché
  • NB. DE PAGES : 347 pages

 

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

Une chouette surprise car malgré mes à prioris, j'ai passé un bon moment !

 

J'avais acheté ce livre, ainsi que les 3 tomes suivants, un peu dans l'urgence, juste avant qu'il disparaisse des étagères de nos libraires. En effet, Milady a arrêté de l'éditer, et n'a pas sorti le tome 5 (ce qui a causé un tolé général et une mission de sauvetage menée par la blogosphère qui n'aura pas abouti, Milady s'en est foutu comme de sa première culotte). Tout le monde me disait grand bien de cette saga, et je ne voulais pas me retrouver par la force des choses interdite de le découvrir. Je me suis donc précipitée, histoire de pouvoir l'avoir dans ma PAL, quitte ensuite à ne le lire que bien plus tard.

Il faut dire que comme toujours, je ne suis que moyennement convaincue que je vais apprécier ce genre de livre. Je dis "ce genre", ça ne vous parle pas, mais j'ai du mal à le définir. Vous savez, le style "bit-lit" produite au kilomètre, noyée dans une foultitude d'auteurs qui sortent une foultitude de tomes, dans une foultitude de sagas, qui ont toutes l'air de raconter la même chose, et de mettre en avant le même type d'héroïne ? Faut avouer que les couvertures Milady n'aident pas, en général, en plus, dans cette gamme de produit... Bref. J'ai pratiquement regretté mon achat à l'instant même où je leur ai trouvé une place sur mes étagères, mais bon, c'est comme ça, je n'aime pas qu'on choisisse à ma place, et le fait que Milady arrête une série qui semblait tant plaire m'avait décidée à m'engouffrer dans la brêche juste avant qu'elle se referme, lol. (appelez-moi Indiana Jones ^^) (merde, mon chapeau !)

Bref !

La semaine dernière, les fans de la page du Calidoscope m'ont aidée à constituer ma PAL urgente, à lire sur novembre et décembre. Kate Daniels est ressorti plusieurs fois, et l'enthousiasme général m'a poussée à mettre ce livre tout au dessus, il fut donc le premier à passer.

Qu'en est-il alors ?

Eh bien, j'en suis la première surprise, mais j'ai passé un très très bon moment. Il y a eu quelques couacs, mais je me suis laissé dire que c'était parce que le premier tome n'était pas le meilleur. En tout cas, il a été assez prenant pour me donner envie de poursuivre la saga (ce qui est déjà très très bien !)

Kate Daniels sort un peu des sentiers battus et de ce qui existe déjà dans les autres sagas d'urban fantasy (me semble que ça fait partie de cette catégorie en tout cas). Il faut avouer que l'univers est riche, et même plutôt complexe (ou bien flou, peut-être, dans ce premier tome ?) On découvre beaucoup de choses, dont bon nombre que je rencontrais pour la première fois, et l'auteure ne prend pas toujours la peine de tout expliquer, même si majoritairement, on arrive à suivre, il y a des moments où on se sent un poil perdu.

Les changeformes, l'Ordre, les règles de la meute de Curran, les vagues tech/magiques, l'Upir, les tenants et les aboutissants des combats et enquêtes menés par Kate. Tout n'est pas forcément limpide, mais grosso modo on comprend à peu près de quoi il retourne.

Cet univers original, mélangeant plusieurs créatures surnaturelles, la magie, et le monde moderne, est plutôt attractif et prenant.D'autant qu'il se passe tout le temps quelque chose, et qu'on a à peine le temps de souffler, je dois avouer qu'on ne s'ennuie pas du tout dans l'univers imaginé par Ilona Andrews.

Les personnages sont également un point très positif. Kate Daniels est une héroïne comme je les aime. Pleine de caractère (pas forcément bon, d'ailleurs, lol) de répartie et d'humour cinglant, elle tient la barre fièrement dans un monde majoritairement masculin et plein de testostérone (et même animal d'ailleurs.) Elle est jolie sans être vraiment belle, elle préfère le confort de ses baskets aux talons hauts, ce qui me paraît vachement plus crédible compte tenu qu'elle est toujours en train de se battre dans des endroits tout crados. Sa maison est en bordel, et son panier de linge regorge de jeans troués et délavés et de vieux t-shirts. J'ai aimé sa façon de tenir tête aux personnages les plus impressionnants, et de leur balancer de bonnes vannes juste avant de leur fracasser la gueule. Kate est à la fois très forte, et en même temps pleine de faiblesses, humaine, mortelle, se mettant souvent en danger, courageuse, solitaire, et pourtant facilement attachée aux autres personnages, malgré ses efforts pour paraître indifférente. Une héroïne attachante pleine de contradictions. Une vraie femme quoi :) Un personnage crédible alors même qu'elle fait des trucs de malade de ouf, moi, ça me plaît. Quelques gros mots de-ci de-là, sans exagération toutefois (comme dans la vie finalement, que celui qui ne dit jamais "putain" ou "merde" me jette la première pierre !).

Pas de sexe, dans ce premier tome. Ca en fait déjà une originalité assez extraordinaire. Kate ne cherche pas l'amour, voire même tache de l'éviter dans la mesure du possible, mais on sent bien qu'un peu de tendresse ne lui ferait pas de mal. Elle rencontre de beaux mâles, et s'il ne se passe pas grand chose amoureusement parlant, on sent que ça pourrait bien venir avec le temps. Cependant, n'allez pas mettre ce livre dans les mains des plus jeunes pour autant, car si c'est soft sexuellement parlant, Ilona Andrews ne se censure pas dans les combats et les explosions de sang, ce qui m'a plu aussi, un max de détails sanguinolents pour bien visualiser ce qui se passe, ne font qu'ajouter en intensité pendant les récits des combats.

Curran, le seigneur des bêtes, un changeforme lion, m'a été vanté, revanté, et rerevanté depuis que ce roman a fait son apparition sur la blogo. Apparemment, toutes les jeunes blogueuses qui l'ont rencontré en sont tombées raides ! Pour le moment, je trouve que c'est un perso agréable (et sûrement très séduisant), mais sans plus toutefois. Il se pourrait que son pouvoir de séduction me tombe dessus plus tard, dans les suites.

Cette histoire est racontée sans chichi (mais pas toujours super bien traduite). On n'y rencontrera aucune tournure littéraire de fou, mais la plume glisse toute seule, c'est très très fluide. Un récit au passé (ça, ça fait plaisir) bien raconté, et dans un style efficace. De nombreuses touches d'humour parsèment le récit, ce qui rend la lecture très légère et agréable, j'ai souri à de nombreuses reprises, quasiment à chaque fois grâce aux répliques de Kate, d'ailleurs.

En résumé, j'ai passé un bon moment, ça m'a bien détendue, et suffisamment convaincue pour ne pas me faire regretter mon achat "impulsif", et me donner envie de poursuivre bientôt avec le tome 2.
Moi je dis, mission accomplie pour un premier tome !

 

Cali