iluvendan-1 Résumé

Iluvendan. Une cité où la magie et la technologie se côtoient et s’entremêlent. Le Iolthän, étrange cristal noir, source d’énergie mystérieuse, assure la prospérité de la cité, fait voler ses aéronefs, offre le confort à ses habitants. Trois adolescents, les jumeaux Feäsil et Klaod et la séduisante Imenel, vont enfin pouvoir découvrir cette cité, car c’est là qu’ils mèneront leurs études. Les heures de cours, les rencontres avec les enseignants, les doutes personnels, cela aurait déjà de quoi largement remplir les journées : mais voilà qu’ils découvrent des rumeurs parlant d’une pénurie de Iolthän, d’une guerre imminente face au pays voisin ! Et comment résister à l’appel de l’aventure lorsqu’on est jeune ? Les trois héros vont décider d’enquêter. Manipulés par certains, aidés par d’autres, ils devront faire face à des forces qui les dépassent, mais feront tout pour faire éclater la vérité !

 

 

Editeur : L'Homme Sans Nom
Date de publication: 15/04/2011
Nombre de pages: 424
Format: Broché

  

 

 

 

 

 

2 sur 5

Je suis passée à côté, ou restée en dehors, enfin... En tout cas, pas dedans !

 

Cette chronique va être dure à sortir. Jamais simple quand on a accepté un Service Presse de devoir lui attribuer une chronique plus que mitigée. D'autant que je suis bien certaine que, comme toute l'équipe éditée chez L'homme sans Nom, l'auteur, enfin, les auteurs en l'occurrence, sont tout à fait adorables.

Il y a peu, j'étais terriblement fan d'absolument tout ce que j'avais lu chez eux. TOUT. Malheureusement, on ne peut pas tout aimer...  Ou aimer tout le monde. On ne choisit pas quels auteurs vous feront vibrer, et, malgré toute la volonté du monde, on ne peut pas non plus se forcer à aimer un livre.

En début de mois, je vous présentais Xenome, le premier livre que je lisais de Nicolas Debandt. Il se trouve que son style d'écriture m'avait plus ou moins perturbée, et j'avais dû donner une note moyenne à une histoire qui me semblait pourtant intéressante et originale. Je ne veux pas vous dire par là que l'auteur écrit mal, loin de là, il a beaucoup de vocabulaire, très riche, très soutenu, les livres contiennent peu de fautes et coquilles, non, il ne s'agit pas de cela. Le souci est juste ici je pense une question d'alchimie entre l'auteur et son lecteur. En l'occurrence, c'est une plume qui ne m'a pas convenu, qui n'a pas su me happer, me transporter.

J'avais eu du mal à vous expliquer la dernière fois, j'espère mieux me débrouiller cette fois-ci.

Alors, pour revenir à Iluvendan, je dois dire que j'ai eu sensiblement le même problème d'alchimie. Exactement le même à vrai dire. J'aime qu'un livre me "nourrisse", j'aime les jolis mots, les jolies formulations. Iluvendan en est rempli, sans déconner, c'est vrai. Et curieusement, ça ne "prend" pas, pour le coup...

Je vais vous dire l'impression que ça me donne, même si je suis sûrement complètement à côté de la plaque avec cet avis totalement subjectif. A la lecture, je n'ai pas cessé de me dire (comme pour Xenome) que c'était comme si l'auteur cherchait à passer pour autre chose que ce qu'il est naturellement. Je vais passer sur la participation de Marc-Antoine Fardin, car j'ignore totalement quel a été le pourcentage du livre écrit de ses mains, j'ai juste constaté les mêmes problèmes dans Iluvendan, qu'il y a 10 jours dans Xenome, ce qui me laisse entendre que c'est toujours la plume de Nicolas Debandt qui m'interroge.

En effet, c'est comme si l'auteur avait écrit son livre d'une certaine manière, puis avait décidé de retravailler chaque phrase indépendamment, pour la rendre plus soutenue. Genre en consultant le dictionnaire des synonymes, vous voyez ? Alors oui, effectivement, parfois c'est plus joli de dire "courroux" ou "hargne", plutôt que simplement "colère" mais parfois, utiliser un synonyme peut changer complètement le sens de la phrase. Ou au mieux, la rendre complètement indigeste.
Et quand cela se répète phrase après phrase, on ne voit plus les jolis mots, les mots rares, pleins de charme, on ne voit plus qu'une succession de phrases plutôt lourdes, et une narration qui n'a plus rien de naturel.
Comme si un gamin de 4 ans, qui, alors qu'il devrait vous émouvoir de "Môman, zai core fait caca dans ma culotte", vous sortait "Mère, très chère, je crains qu'un microscopique incident se soit produit, dû à mon système digestif quelque peu capricieux." Bon, voilà, clair que ça épaterait tout le monde, mais ça ne ferait pas très "vrai", hein ?
Bien c'est exactement ce que j'ai ressenti. Une lecture pas du tout fluide, ni naturelle. On jurerait que l'auteur n'avait pas dans un premier temps écrit son livre dans un langage si soutenu, mais qu'il l'a retravaillé après coup, mot par mot. Et je suis persuadée que les premiers jets m'auraient davantage embarquée, car l'auteur qui écrit comme l'histoire se présente dans sa tête, est tellement, tellement plus convainquant.

 

Bon après, si ça se trouve, je me plante complètement, peut-être que Nicolas Debandt a écrit ainsi de manière totalement spontanée, et c'est juste moi qui n'accroche pas, comment savoir ? (Nicolas, si tu me lis et que tu as envie d'en parler !)

Toujours est-il qu'Iluvendan fut comme Xenome à ce niveau-là, il m'a laissée sur le quai dès les premières pages et je n'ai jamais réussi à rattraper le train !

Résultat, je ne me suis attachée à aucun des personnages, même si les jumeaux Klaod et Feäsil et leur très souple et pétillante compane Imenel, auraient pu être de sympathiques petits héros, avec un caractère un chouïa plus poussé et aprofondi.

J'ai lu l'histoire sans y entrer, de loin, j'ai vécu cette fantasy sans rien ressentir et sans passion. Le pire ayant été, je crois, les scènes de bataille. Trop rapides, pas assez crédibles, pas assez poussées... Un peu comme la quête, ça passe trop vite. On est censé passer une année entière dans cette aventure, mais les repères temporels m'ont paru faussés, ça m'a plus semblé durer 4 mois qu'un an.


C'est fou hein, ce que le choix des mots peut avoir comme pouvoir ?


Pire, là où Xenome avait gagné quelques points pour m'avoir paru original, culotté, intéressant, Iluvendan au contraire ne m'a pas titillée non plus de ce côté-là. Une petite aventure fantasy, une quête, une découverte de créatures, sympathiques, mais pas spécialement originales, si j'osais, je dirais même assez classiques. Le très léger côté steampunk avec les machines, de transport notamment, dans une histoire pourtant résolument fantasy, m'a pourtant fait plaisir, apportant une petite touche de fraicheur à un genre un peu usé, mais ce fut trop peu pour transformer l'impression générale.

Et pour contrecarrer mon petit problème d'affinité avec la plume de l'auteur, il aurait vraiment fallu une PUTAIN d'histoire MEGA ORIGINALE. Celle-ci est agréable, mais sans plus, toutefois.

J'ai même l'impression que j'ai oublié les évènements au fur et à mesure que je les lisais, ce qui fait qu'à l'heure où je vous écris, je n'ai plus les détails de l'histoire pour vous en parler plus avant (alors que je viens juste de le finir). Bon, non pas que j'aie l'habitude de détailler et chichiter sur la moindre ligne de la trame des livres que je vous chronique, mais là quand même, c'est comme s'il ne m'en restait rien ! Ca fait peur, j'ai tout oublié. Malheureusement, clairement, Iluvendan ne restera pas gravée comme une lecture marquante, et Nicolas Debandt, tout sympathique qu'il soit sûrement humainement, (je ne le connais malheureusement pas du tout), ne fera pas partie de mes auteurs préférés, mais je le répète on ne peut pas tout aimer, ni tout le monde, et le feeling que je n'ai pas ressenti avec cet auteur, vous l'aurez peut-être, vous ! Les goûts et les couleurs, hein... D'ailleurs, je sais de source sûre que ce roman a plu a bien d'autres blogueurs ! Donc, n'hésitez pas à allez consulter d'autres avis pour vous faire une idée. Voire mieux, même, lisez-le ! On n'est jamais aussi bien servi que pas soi-même, et la terre entière pourrait avoir détesté un livre que ça pourrait être pour vous le meilleur de tous les meilleurs. Donc, allez-y, et revenez ici m'expliquer comment j'ai juste été une grosse naze d'être passée à côté, et que c'est un roman génial, j'en serais plus que ravie !! :D

 

PS, un dernier mot sur la couverture : Pour la première fois, je dois dire que l'illustration de couverture, réalisée par l'ami Alexandre Dainche, dont j'apprécie habituellement particulièrement le travail, toujours très à mon goût, ne m'a pas non plus spécialement convaincue. Bon l'esthétique déjà, n'est pas tout à fait dans ma conception de l'attirant (mais bon, là encore, question de goûts personnels totalement subjectifs) mais en plus, après lecture, je cherche encore en quoi elle correspond au contenu. Parce que dans ma tête, la cité d'Iluvendan ne ressemblait pas du tout à ça avec les descriptions que j'en ai lu à l'intérieur. Ou alors, encore une fois, je suis passée à côté, complet !

Cela étant, sur ce point, je dois dire que la couv du tome 2 me plaît déjà vachement plus ;)


Bref, quand ça veut pas ça veut pas !
Iluvendan n'était pas pour moi, et je pense m'arrêter là dans la saga, quitte à peut-être perdre quelque chose !

 

Cali