xenome Résumé


« Je me souviens très bien du jour où je naquis à la conscience. Il y a des jours comme ça qui ne s’oublient pas. Celui-ci était un 4 février. Celui de l’année 2184. »

Yann se réveille, sans savoir qui il est ni d’où il vient. Impliqué malgré lui dans une histoire de vol d’œuvres d’art au Louvre, il débute sa vie au rythme effréné de la fuite, des rencontres, des choix et des révélations. 

Nicolas Debandt, à travers la situation impossible de Yann, soulève les questions de l’être et de l’existence, et dépeint une société contrôlée et voyeuriste où la place de l’homme est définie par son ADN, et où tout s’achète, même les gènes.

 



Editeur : L'Homme Sans Nom
Date de publication: 10/06/2014
Nombre de pages: 400
Format: Broché

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

 

Un petit 3 qui tend sur la note moyenne de 2.5 (mais je n'ai pas de moitiés de coeurs, lol)

Une histoire loin d'être inintéressante, mais un style qui n'a pas su m'immerger.

 

Franchement, je me suis lancée dans cette lecture avec beaucoup d'enthousiasme. J'avais très envie de lire un genre que je connais très mal : les romans d'anticipation.

Je ne sais pas, une envie de découvrir, de voir de nouveaux horizons... Bref, je l'ai ouvert au meilleur moment et dans les meilleures dispositions. Surtout que j'avais pleine confiance en cette maison d'édition pour me permettre de découvrir ce genre avec un ouvrage de haute qualité. Je les connais, j'ai aimé (et beaucoup aimé) pratiquement tous leurs ouvrages, bref, j'étais sereine.

D'ailleurs, j'en ai lu une partie dans cet état d'esprit, ça partait plutôt bien et tout... Et puis mon attention a chuté, jusqu'à ce que j'aie du mal à le finir. Il m'a quand même fallu 10 jours pour venir à bout de 400 pages... Un signe qui ne trompe pas.

Et je suis très déçue de finir ce livre aussi mitigée.

Alors "mitigée", ça veut bien dire ce que ça veut dire. Je ne vais pas dénigrer ce livre, et je ne dirai sûrement pas qu'il est mauvais (parce que pas du tout), mais je serais bien incapable de vous en faire une chronique über enthousiaste, ce serait vous mentir.

Donc, SP ou pas SP, honnêté ici, comme toujours !

Alors, qu'est-ce qui m'a donc déplu dans ce roman ?

- Le style de l'auteur ne m'a pas du tout transportée. Au début, ça partait plutôt bien, l'histoire me plaisait et effaçait les quelques défauts de style (défauts pour moi), mais au fur et à mesure, ils ont pris de plus en plus de place. En fait, il ne s'agit pas vraiment de défauts, mais d'un style qui m'a paru (encore une fois, à moi, rien qu'à moi, il en sera peut-être tout autrement pour vous !) assez peu naturel. 
Ce que j'aimais jusque là dans les ouvrages parus chez HSN, c'était que le style des auteurs était toujours extrêmement travaillé, très plaisant, très subtil, et nous permettait ainsi une immersion totale. Le style de Nicolas Debandt est travaillé également, aucun doute là dessus, mais au point de ne plus sembler naturel du tout. Pour moi, une jolie écriture ne se résume pas forcément à employer au maximum un beau vocabulaire bien soutenu (même si c'est souvent lié) mais aussi et surtout à faire de ce beau vocabulaire un ensemble fluide et naturel. Et ici, ce n'était pas le cas. J'ai parfois eu l'impression que les mots étaient remplacés par des synonymes plus soutenus quasiment systématiquement, sans faire forcément super attention à conserver le sens initial de la phrase, ou en tout cas, à conserver une fluidité nécessaire. Et cela m'a beaucoup beaucoup gênée. Au point que j'ai fini par "décrocher" assez rapidement finalement, et ne plus savoir y replonger pour de bon. Et j'ajouterais que la façon assez anarchique de passer de la première personne du singulier lorsqu'il s'agit de Yann, à la troisième pour tous les autres personnages, a achevé de me chambouler... Je suis restée complètement en dehors de cette histoire, finalement :( Je n'ai su l'apprécier qu'un peu, et sans m'investir comme je l'aurais voulu, comme si une barrière s'était érigée entre l'auteur et moi.

- Le deuxième gros point noir sera pour moi de n'avoir trouvé aucun personnage à aimer (quitte à aimer le détester bien sûr, il n'y a pas que les gentils héros qui trouvent grâce à mes yeux, bien au contraire). Je ne me suis attachée à personne dans ce roman. Et chez moi, c'est un peu un des points clé pour me séduire, dans un livre. Il faut que je m'amourache au moins d'un des personnages (homme, femme, enfant, chien, plante verte, fourmi, que sais-je. Une personnalité qui ressort, en laquelle je peux me reconnaitre, ou au contraire, tellement mon contraire que je ne peux qu'être attirée...) et je n'ai pas trouvé cela dans ce roman. Les personnages ne sont pas inintéressants, mais ils ont manqué d'âme, pour moi. C'est fort dommage.

 

Eh oui, comme toujours avec moi, les points qui font et défont mon amour pour un livre font tous parti du domaine du "ressenti" de lecture. Je ne suis pas là pour juger qu'un livre est bon ou pas, qu'il faut le lire ou pas, qu'il est "intéressant" ou au contraire que c'est un navet. Je ne suis pas critique littéraire, je ne suis pas payée pour faire ça, ce n'est pas mon travail, aussi, n'attendez pas de moi quelque chose de professionnel. Je suis là pour vous dire ce qu'il m'a fait ressentir, comment je l'ai aimé ou comment il m'a ennuyée... Mon petit avis de petite lectrice, quoi !

 

Et pour finir sur les notes positives, qu'est-ce qui m'a plu ?

- C'est un one shot. Ca devient tellement rare au milieu de toutes ces sagas ! J'aurais d'autant plus voulu l'adorer rien que pour ça !

- L'histoire est très originale (bon j'ai peu de points de comparaison puisque c'est un genre dont je ne connais pas grand chose, mais rien qu'au ciné, déjà, ça ne m'a pas paru être une histoire réchauffée. Et ça, c'est quelque chose que j'ai vraiment apprécié. L'imagination débordante d'un auteur me laisse toujours pantoise, c'est fou toutes ces choses qu'ils ont dans la tête !

- L'auteur y croit, à fond. Et ça c'est un gros gros bon point. Ca se sent, Nicolas Debandt est dans son univers, il le vit, il le respire, il l'admire. Ses descriptions sont vraiment très précises et percutantes, on n'a aucun mal à visualiser ce monde futuriste, les divers "quartiers hierarchiques", le paysage urbain de 2184. Là sincèrement, pour le coup, je n'ai rien à redire, il fait ça très bien ! Et on prend beaucoup de plaisir à voir un auteur prendre son pied de la sorte, quand on le sent aussi "à fond".

- La trame est complexe et intéressante, pleine de petites ramifications, de choses à découvrir, de mystères à élucider. C'est une histoire très complète, et travaillée, aprofondie. Ce n'est pas un bout de truc écrit à la va-vite en 6 fois 2 heures devant la télé, je veux dire, c'est une évidence. C'est pensé, repensé, travaillé, réfléchi. On peut peut-être y trouver une ou deux facilités parfois, mais dans l'ensemble, c'est vraiment une histoire intéressante.

- La moralité de la fin est très bien trouvée, et pour le coup, me "parle" complètement. Ca j'ai adoré !

 

Voilà, il y a donc des choses qui m'ont emballée et d'autres moins, dommage pour moi, les moins me tiennent plus à coeur que les plus, c'est pourquoi même s'ils sont moins nombreux, ils suffisent à contre-balancer le positif, pour une note moyenne au final.

J'aurais, de très loin, préféré adorer ce roman, comme bon nombre des livres publiés chez cet éditeur, ne serait-ce que pour le remercier de ses services presse, mais je préfère me montrer honnête, autrement, vous ne m'écouterez plus !! :p

 

Cela étant dit, je vous invite à vous faire votre propre idée sur ce livre, qui pourrait fort bien vous plaire autrement plus qu'à moi !! D'ailleurs, n'hésitez pas à revenir m'en parler ici, je serais ravie d'avoir votre avis !

Cali