les fourmis 1 Résumé


Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces " infra terrestres ", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

 


Date de parution : 14/10/98
Editeur : livre de poche
Collection : Le Livre de Poche
Format : Poche
Présentation : Broché
Nb. de pages : 313 pages

 

 

 

 

 

 

 

3 sur 5

3/5 : Un livre intéressant, mais pas forcément transcendant.

 

Il y a longtemps que ce livre a atterri dans ma PAL.

L’année dernière, Crouton m’avait défié de le lire en 2013. Et comme vous le constatez, je n'y étais pas arrivée. Heureusement, je me suis auto-défiée de finir mon challenge 2013 en 2014.
C’est maintenant chose faite pour ce livre-ci.

 

Alors il faut savoir que je connais (un peu) l’auteur, pour avoir lu et apprécié L’empire des anges. J’étais donc impatiente de le découvrir dans sa saga la plus connue. Les avis sur Les fourmis, sont nombreux, et vont de celui qui crie au génie, à celui qui l’a trouvé parfaitement imbuvable.

Pour ma part, j’ai plutôt aimé, même si je suis assez loin du coup de cœur, je vais donc me situer dans une fourchette un peu plus mitigée.

 

Alors, oui, j’ai trouvé beaucoup de bonnes choses, intéressantes, dans ce roman. Les idées sont parfois même assez géniales. Et l’on ressent certaines choses. Personnellement, j’aime qu’un livre ne me laisse pas émotionnellement indifférente. J’ai aimé, au fil de ma lecture, me mettre à considérer nos petites camarades fourmis comme des personnages à part entière, qu’on comprend, qu’on reconnaît pour certaines. Tirer des leçons de leurs aventures, réussites et échecs. On finit par transposer leurs histoires sur l’Histoire humaine, et à se dire qu’on peut apprendre de leurs erreurs, et de leur façon de vivre.

Au début, j’appréciais plus les bouts d’histoires consacrés aux humains, petite aventure parallèle à celle de nos amies à 6 pattes. Mais il y en a peu, et finalement, on se prend au jeu de suivre nos microscopiques héros, qui vivent le moindre coup de vent comme une aventure épique, et autant de drames à surmonter.

J’avoue que par moments, j’ai sauté quelques lignes cependant. Beaucoup de choses sont racontées, notamment en ce qui concerne « l’Histoire des fourmis » qui ne m’apportaient finalement pas grand-chose. Comment elles se sont organisées dans la guerre machin, comment telle reine a-t-elle vécue, comment telle fourmillière a été construite...

Ce qui m’a fait tenir tout le long de ma lecture en me disant que ce livre était « pas mal du tout », c’était le mystère qui planait sur cette cave des héros humains. On se doute dès le début, et dès les premiers questionnements la concernant, que la résolution de l’affaire va avoir un rapport quelconque avec les fourmis que l’on suit. (Evidemment, sinon, ce livre serait vraiment le résultat d’une bonne fumette-planante de l’auteur, et n’aurait aucun sens.) et on espère être vraiment surpris par la fin. Je l’ai été… oui, et non. J’ai bien aimé la fin, que je n’avais pas forcément devinée telle quelle au départ, et en même temps je n’ai pas ressenti le « wahou ! » que j’espérais, ce moment où toutes les pièces finissent de se mettre en place et s’imbriquer, et que le résultat final n’est pas du tout celui qu’on attendait.

Bref, j’aurais aimé être davantage surprise par la fin, ce qui aurait sans aucun doute passé ma note de « bon » à « très bon livre ».

Cela étant, ce fut une lecture très plaisante, et je me pose surtout la question de s’il ne s’agirait pas un peu d’un tome introductif à la saga, ce qui pourrait nous promettre des tomes suivants encore meilleurs. Du coup, c’est certain, je lirai au moins le tome 2. Quand ? Oui, bon, faut pas trop m’en demander non plus. Un jour. Il est dans ma PAL de toute façon.

 

Dans le détail :

-          - La couverture : Elle ne me plaît ni ne me déplaît. Je reste sans opinion précise dessus. Elle représente bien le roman, disons, mais elle pourrait avoir un aspect plus « moderne » qui m’aurait davantage emballée.

-        Le style : Bernard Werber, est, pour moi, un très bon auteur. Il possède une plume à la fois belle et moderne (ce qui est assez rare). C’est de la bonne littérature contemporaine. C’est fluide et facilement accessible, et en même temps ce n’est pas non plus une écriture simpliste ou sans saveur. De jolies tournures, un langage soutenu, littéraire, de qualité. Sans non plus en faire des tonnes, ou devenir complexe à lire. J’ai aimé le style de « Les fourmis », comme j’ai aimé celui de « L’empire des anges ».

-        L’histoire : marrante. On se demande si l’auteur ne s’est pas drogué un peu par moments, lol, mais globalement, c’est censé, et on finit par se ranger à l’avis du personnage principal, Edmond, qui étudie la civilisation fourmi de près, et qui avance des théories très intéressantes. C’est fou comme l’aventure de ces insectes qu’on pense pourtant très bien connaître, et qu’on juge souvent insignifiants, finit par nous passionner. La guerre, la politique, la société chez les fourmis, je n’aurais pas cru que ces thèmes me porteraient jusqu’au bout de ce livre.

-         Les personnages : A part Tata Augusta  tous crédibles, et intéressants. (Ben oui, tata, elle a 100 ans, et elle finit par crapahuter dans la cave et ses embûches comme une jeune fille, alors qu’elle a passé presque tout le livre à siroter de la verveine dans son salon... Mouaif. A part ça, côté humains comme côté fourmis, je les ai tous bien aimés, sans toutefois m’attacher à l’un plus qu’à l’autre, ils sont tous importants pour l’histoire.

-          - L’édition : j’ai un vieux poche d’occasion, bien abimé, bien lu, bien tripoté, et je l’aime bien, il a bien tenu le choc. Je le disais, je ne suis pas plus emballée que ça par la couv, et ce n’est pas forcément un livre auquel je vais beaucoup tenir dans ma biblio, mais il a un petit quelque chose, le charme du « déjà bien vécu ». Correction plus que correcte (j’ai juste remarqué un bout de phrase qui a « sauté » au milieu de la ligne du dessous), un roman soigné, et bien agréable à parcourir. A la fin du roman, se trouve un « glossaire » reprenant les termes propres aux fourmis. Je l’ai vu trop tard, sinon, je m’y serais peut-être référée en cours de lecture.

 

En résumé, je vous conseille ce livre, rien que par curiosité. Pour moi, c’est un livre à avoir lu. Vous vous ferez votre propre avis dessus, mais il devrait être un minimum positif (surtout si vous arrivez à le finir, ce qui ne fut pas le cas pour la plupart de mes contacts qui m’ont dit ne l’avoir pas apprécié du tout.)

Après, vous vous laisserez plus ou moins convaincre/embarquer par cette histoire un peu spéciale, il faut bien le dire, mais je crois que vous serez heureux de pouvoir clamer : « les fourmis, je l’ai lu ! »

A bientôt pour le tome 2 !!

 

Cali