Nos étoiles contraires  Résumé :


Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Nouveauté à paraitre le 21/02/2013

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 336 pages
PRIX TTC : 16,50€

 

Mon avis: 4,5/5. Mais que c'était beau !!  5 très bon 4 sur 5

Ahhhhh, quel livre ! Mais que c'était beau, mais que c'était beau !

J'ai reçu ce livre, en partenariat avec la maison d'édition Nathan, sans RIEN savoir de l'histoire. Quand je dis rien, c'est rien de rien. Dès que j'ai vu les commentaires des premiers blogueurs quand ils ont commencé à le lire, je me suis dit, celui-ci je VEUX absolument le lire, donc je ne lis RIEN à son sujet. Aux premiers "j'ai sorti les mouchoirs" et "trop d'émotion, j'ai pleuré comme une madeleine", je me suis même dit, je ne veux absolument rien savoir, pas même de quoi ça parle.

C'est donc en totale vierge innocente que j'ai démarré ce récit. Aux premières pages : "Mandjieu, des gamins qui ont le cancer, mais qu'est-ce que j'ai fait de me lancer là-dedans ?" En tant que Maman, ce fut particulièrement éprouvant pour moi (mais j'ai pas pleuré).

Mais je me suis vite rendue compte que ça allait aller au-delà d'une simple histoire sordide et larmoyante sur des gosses malades, sur l'injustice et l'impuissance de leur entourage. Loin du pathos, ce livre est incroyablement positif et touchant. C'est l'histoire de deux enfants, des adolescents plutôt, malades incurables, qui se trouvent et se découvrent. Des caractères enjoués et positifs malgré leur maladie. De belles âmes, qui ont envie de voir les jolies choses de la vie, de profiter du temps qu'ils ont. Ils se découvrent, apprennent à se connaître, et nait un amour d'une pureté absolue, une relation légère comme l'air, une belle amitié profonde. Ce que fait Augustus pour Hazel est incroyable, ça m'a touchée à un point que je n'aurais jamais imaginé (mais j'ai pas pleuré).

Il y a également une relation à la lecture et à un livre en particulier, de la part d'Hazel et Augustus, qui m'a marquée et touchée. Et ce petit point de détail a achevé de faire de Nos étoiles contraires une merveilleuse lecture pour moi (mais j'ai pas pleuré).

Ce livre est beau sur tous les plans. Tantôt très drôle (ces trois gamins sont géniaux dans leur personnalité), tantôt franchement tragique, on tremble pour les 3 héros tout le long du roman. Pendant toute ma lecture, je savais qu'il allait y avoir un drame, je ne savais juste pas lequel, ni quel ado serait touché. Et quand c'est arrivé, ce fut terrible. On est tellement vite et fortement attaché à ces 3 enfants, que quand l'inévitable chute arrive, c'est comme si ça arrivait en vrai chez vous. Terrible. Mais terrible dans le sens où ça donne une autre vision de la vie, on ressort de cette lecture en se disant qu'on a envie d'aller faire du bénévolat auprès des enfants malades, ou qu'on va profiter "à fond" de chaque minute qui nous reste à passer sur cette Terre (mais j'ai pas pleuré).

Le style de l'auteur, John Green, est juste terrifiant de justesse. Il ne pourrait pas parler plus "vrai", à l'image d'un des personnages secondaires de l'histoire, un écrivain qui a tant touché notre petite héroïne Hazel, en écrivant un livre avec une enfant malade en personnage principal, on a l'impression qu'il dit les choses avec son cœur, de façon directe, sans détour, sans fioriture. Il dit les chose, point.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre sous tous ses angles. Le style, les 3 personnages principaux (Hazel, Augustus, et Isaac), les personnages secondaires (les parents, les médecins, l'écrivain, le groupe de soutien...), l'histoire, l'émotion qui s'en dégage, les quelques images très poétiques qu'il nous impose en douceur... J'ai tout aimé. On se sent "chanceux" en l'ayant terminé, on veut profiter. C'est un beau livre, profond, rageur, triste et plein d'espoir, tout à la fois (mais j'ai pas pleuré !!!).

J'ai dévoré ces 300 et quelques pages en environ 24h, un vrai régal. La seule chose qui m'empêche de le classer dans les coups de cœur, c'est qu'on m'avait dit que j'allais pleurer (ça fait redondant, non ?). Et que vu que je n'ai pas versé une larme (!!), même si j'ai eu de temps en temps comme une boule coincée au fond de la gorge, je me suis sentie frustrée et insensible ! Lol ! Mais c'est néanmoins pleine d'émotion que j'ai parcouru cette lecture, que je l'ai aimée profondément, et détestée à la fois.

Un livre qui ne peut laisser insensible et que je vous recommande plus que chaudement.

Une petite citation pour finir, la première entrée en matière du livre dont je vous parlais plus tôt. Hazel est folle de ce livre, et propose à Augustus de le découvrir :

" Mon livre préféré, et de loin, était Une Impériale affliction, mais je n'aimais pas en parler. Il arrive qu'à la lecture de certains livres, on soit pris d'un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains jusqu'au dernier, auront lu le livre en question. Et puis, il existe des livres, comme Une impériale affliction, des livres particuliers, rares et personnels, pour lesquels on ne peut pas manifester son attachement sans avoir l'impression de les trahir.
Ce livre n'était même pas un chef-d’œuvre. Il se trouvait juste que l'auteur, Peter Van Houten, semblait me comprendre d'une manière inexplicable. Une impériale affliction était mon livre, au même titre que mon corps était mon corps , mes pensées étaient mes pensées.

Je l'ai quand même dit à Augustus.

- Mon livre préféré est Une impériale affliction.

- Il y a des zombies ? a-t-il demandé.

-Non.

- Des stormtroopers ?

J'ai secoué la tête.

- Ce n'est pas ce genre de livre.

Il a souri.

- Je vais lire ce livre qui a le titre le plus ennuyeux du monde et dans lequel il n'y a même pas de stormtroopers, a-t-il promis."

 

Je trouve que cette citation représente parfaitement bien tous les éléments importants du livre. L'amour inconditionnel d'Hazel pour ce roman, l'amour inconditionnel d'Augustus pour Hazel, le fait que ce ne sont que des enfants, très différents, qui apprennent à partager et à s'aimer... Je l'adore cette citation...

Je remercie infiniment les éditions Nathan de m'avoir permis cette découverte, ce fut vraiment un moment fort dans ma vie de lectrice !

Cali